"Le mensonge et la crédulité s'accouplent et engendrent l'Opinion" Paul Valéry

jeudi, 2 février 2012

De nouveaux détails au sujet de l’appareil mystérieux du 11/9

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L’avion blanc filmé au-dessus de Washington juste après l’attaque contre le Pentagone




Dans la matinée du 11/9, CNN a signalé un mystérieux appareil volant au-dessus de Washington DC. A 9h54, le correspondant John King, qui se trouvait à proximité de la Maison Blanche, a signalé que dix minutes plus tôt (donc, vers 9h44), un « appareil blanc tournoyait au-dessus d’eux. » Il ajouta : « Il est rare toutefois d’apercevoir des avions aux abords de la Maison Blanche. Cet espace aérien est limité. Aucune raison de penser que cet avion se trouvait là dans le dessein de nuire, mais les Services Secrets semblaient préoccupés et pointaient l’appareil du doigt. Il est maintenant hors de vue, voilà tout ce que l’on peut dire. » Peu de temps après, un autre correspondant de CNN, Kate Snow, a aussi rapporté avoir aperçu un avion, « tournoyant au-dessus du Capitole » plus ou moins à la même heure. Elle déclara : « Il se peut que cet appareil appartienne à l’US Air Force, mais rien n’est certain. D’après les gardes de la sécurité avec lesquels je me suis entretenue, il semble cependant que cela ait été la cause de l’évacuation du Capitole. »

L’identité de cet « avion blanc » est [longtemps] restée un mystère. En effet, il n’y a pratiquement eu aucune discussion au sujet de son existence, alors même qu’il survolait Washington au moment précis où l’Amérique était attaquée, et ce, alors que les seuls appareils qui auraient dû se trouver là étaient [plutôt] les avions de chasse afin de protéger la zone contre d’autres éventuelles attaques. La Commission sur le 11/9 qui a affirmé que son but était de présenter « le compte-rendu le plus complet possible des événements entourant le 11/9 » ne semble pas avoir enquêté sur l’identité de cet avion, et ne le mentionne pas dans son rapport final.

L’AVION MYSTERIEUX IDENTIFIE

Dans son article paru sur Internet [en 2007 - NdT] intitulé « L’avion mystérieux du 11/9 », Mark H. Gaffney présente des preuves convaincantes – incluant une photo nette et une vidéo – indiquant que cet « avion blanc » était en réalité un avion de type E-4B appartenant au Centre des Opérations aéroportées nationales (NAOC). Ces appareils sont des Boeing 747 transformés qui constituent des postes de commandement militaire volants.





De nouvelles preuves convaincantes corroborent les conclusions de Gaffney, et soulèvent d’autres questions au sujet du rôle tenu par ces avions E-4B le 11/9. Ces preuves apparaissent dans le livre paru en 2003 Black Ice: The Invisible Threat of Cyber-Terrorism, de l’auteur Dan Verton, un ancien officier du renseignement du Corps des Marines et ancien rédacteur en chef du magazine Computerworld, qui a écrit abondamment sur la sécurité nationale, la communauté du renseignement, et les sujets de défense nationale. Verton a rapporté que, le matin du 11/9, un E-4B avait décollé depuis « un aérodrome en dehors de la capitale du pays, » (il n’a cependant pas précisé quelle base spécifique). Cet avion transportait « des officiels civils et militaires, » et se préparait à « procéder à un exercice initialement prévu par le Département de la Défense. » Cet exercice incluait « l’utilisation et les tests des matériels de télécommunications et des équipements sophistiqués de l’avion. »

Selon Verton, le E-4B lancé depuis les environs de Washington « venait tout juste de décoller » au moment de l’attaque contre le Pentagone, qui est survenue à 9h37. Cela signifierait qu’il a très probablement pu tournoyer au-dessus de la Maison Blanche et du Capitole aux environs de 9h44, lorsque John King et Kate Snow, de CNN, ont repéré un avion. Verton ajoute qu’une fois en vol, le E-4B « fut immédiatement sommé de stopper l’exercice militaire en cours et de se préparer à devenir le vrai Centre des opérations aéroportées nationales. »

GLOBAL GUARDIAN

L’exercice auquel participait le E-4B serait Global Guardian, dirigé à l’époque par le Commandement stratégique des Etats-Unis (Stratcom), en vue de tester sa capacité à mener une guerre nucléaire. L’Omaha World-Herald a rapporté que trois appareils [Ndlr. il n'y en a que 4 au monde] du Centre des Opérations aéroportées nationales étaient en vol pour cet exercice le matin du 11/9. Après les attentats, tous les trois restèrent en vol. Selon le World-Herald, Global Guardian fut annulé après que la seconde tour du WTC eût été touchée, à 9h03. C’est ce à quoi nous devions logiquement nous attendre, car il semblait évident à ce moment que l’Amérique était attaquée, et un exercice militaire de grande envergure aurait, vraisemblablement, engendré une confusion monstre au sein de l’armée sur ce qui était réel ou ce qui relevait de la simulation. Pourtant, selon le récit de Verton, l’ordre transmis à l’appareil E-4B lancé depuis les environs de Washington, lui demandant de stopper l’exercice en cours ne fut donné qu’au moment de l’attentat contre le Pentagone. Par conséquent plus d’une demi-heure après l’attentat contre la deuxième tour. Si Verton a raison, nous devons savoir pourquoi un tel retard s’est produit avant de mettre cet avion hors de l’exercice.

LES AVIONS DOOMSDAY




Il est important de noter que le E-4B n’est pas un appareil ordinaire. C’est une version militarisée d’un Boeing 747-200, muni d’équipements de communications perfectionnés, et capable de transporter un équipage allant jusqu’à 112 personnes. Surnommés les avions Doomsday ( "de l’Apocalypse" ou "de fin du monde" ) pendant la Guerre Froide, les E-4B sont à la disposition du Président, du Secrétaire à la Défense, et des Chefs d’État-major. En période d’urgence nationale, ils peuvent intervenir comme centres permanents de commandement, de contrôle, et de communications pour diriger les forces, exécuter les ordres militaires, et coordonner les actions des autorités civiles. L’Armée américaine en possède quatre au total. L’un d’eux est en alerte permanente, avec un personnel de combat au complet. La Base d’Offutt dans le Nebraska est la « principale base d’opérations » pour le E-4B, bien qu’il existe aussi plusieurs autres «Bases d’opérations avancées » (FOB) à travers les États-Unis.

Alors que les trois autres E-4B étaient en vol le matin du 11/9 dans le cadre de l’exercice Global Guardian, il semble que le 4e de ces avions – sans doute celui gardé en alerte – fut apparemment activé et lancé simplement en réponse aux attentats. Il semblerait que quelques minutes après l’attentat contre le Pentagone, il ait décollé de la Base de l’US Air Force de Wright-Patterson, près de Dayton dans l’Ohio, en partance pour une destination inconnue.

L’avion est revenu à la base un peu plus tard dans la journée, à une heure indéterminée. Comme pour l’E-4B lancé près de Washington, peu d’attention a été portée à cet appareil ainsi qu’à ses intentions le 11/9. Là encore, aucune mention n’a été faite dans le rapport de la Commission sur le 11/9.

Cela souligne le fait qu’à l’aube du sixième anniversaire des attentats [Vous aurez noté que nous n'en savons pas beaucoup plus 4 ans après - NdT], nous ne connaissons toujours qu’une infime partie de ce qui s’est déroulé le jour du 11/9. Comme Mark Gaffney l’écrit judicieusement dans sa conclusion, il y a un « besoin urgent d’une nouvelle enquête sur le 11/9 : elle doit être non partisane, indépendante, correctement financée, et investie de l’autorité de citer les témoins à comparaître. »

Shoestring


Voir aussi à 4:40 le même avion blanc dans ce reportage ARTE de l’époque (notez le caractère fantaisiste des commentaires, qui superposent les images de l’E4B au son décrivant le vol UA93)




Egger Ph.