mardi, 18 octobre 2011

11 septembre 2011 : après 10 ans le public est vacciné et on peut dire la vérité à la télévision. De toute façon, dire la vérité ne sert plus à rien.

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Le 25 août 2011, l’émission “La Storia siamo noi” de Giovanni Minoli fut le premier reportage journalistique sérieux de la télévision italienne sur la grande illusion des attentats terroristes du 11 septembre 2001. Tonnerre d’applaudissements sur la Toile, hourras et cris de joie dans la blogosphère, Standing ovation du « peuple complotiste ». Mais le véritable scoop, finalement, ce n’est pas celui-là. Le vrai scoop, c’est que tout cela n’a servi à rien, et que même lorsque la RAI déclare lors d’une de ses émissions journalistiques que le 11-Septembre est de toute évidence une opération Made In USA, cela ne produit aucun effet concret dans la société civile et dans le paysage politique. Autrement dit, la vraie histoire du 11-Septembre a été réhabilitée, youpi, la vérité a triomphé, et tout ça pour que tout continue exactement comme avant ! Aucun homme politique ne renonce pour autant à réciter les discours imposés sur la lutte contre le terrorisme. Aucun journal télévisé ne cesse d’attribuer au mythologique Oussama Ben Laden, le Père Noël du Mal, la responsabilité des attentats.

En somme, maintenant que la vérité a été officialisée par "Maman RAI", nous pouvons poursuivre dans la joie et la bonne humeur et faire comme si de rien n’était. Bienvenue dans l’univers fascinant de la pensée contradictoire (« Double Thinking »).

Et pourtant, ça n’aurait pas dû se passer comme ça. Dans le manuel d’instructions sur l’utilisation de la démocratie, on trouve le chapitre envoûtant sur la liberté du journalisme d’investigation, capable de fouiller dans les saloperies commises par les politiques, de leur demander des comptes et de changer le monde en mieux. On ne compte plus les films hollywoodiens qui traitent régulièrement de ce thème. Dans ces films, qui nous ont proprement envahi le cerveau, chaque fois que la presse fait son devoir de dénonciation, les puissants qui ont fait quelque chose qu’ils n’auraient pas dû, en paient les conséquences au prix fort. Il existe un véritable filon de films dans lesquels les protagonistes « bons » fuient devant une horde de tueurs qui veulent les empêcher de communiquer à la presse des dossiers brûlants sur le « méchant » homme politique du moment. Et à la fin, évidemment, le Bien triomphe, le dossier parvient aux journaux qui le divulguent, et pour les méchants, cela signifie typiquement la fin, et parfois même dans d’horribles supplices. Voilà le mythe. La réalité est tout à fait différente.

Le mythe renforcé par la tradition du Prix Pulitzer et par l’exemplaire scandale du Watergate, ce mythe du journalisme qui grâce à une enquête courageuse, parvient à changer l’état des choses puisque c’est cela l’esprit de la démocratie, eh bien ce mythe n’est finalement d’une boîte de Pandore…vide ! Ouvrez-la, ouvrez grand la Boîte de Pandore, cher mythe… de toute façon, rien n’en sort, il ne se produit absolument rien.

Les journalistes farfouillent héroïquement dans les affaires louches et dévoilent ainsi des vérités gênantes, gagnent le Prix Pulitzer, et changent le monde seulement dans les films d’Hollywood. Dans la réalité, ils en perdraient plutôt leur poste. Comme les journalistes allemands Gerard Wisnewsky et Willy Bruner, auteurs en 2003 d’un remarquable reportage dissident sur le 11-Septembre (en particulier sur le vol fantôme United Airlines 93, celui dont la légende veut qu’il se soit écrasé en Pennsylvanie suite à la révolte des passagers héroïques) diffusé par la télévision publique WRD. Le documentaire eut d’excellents taux d’audience, mais les journalistes furent par la suite expulsés de la télévision allemande, et n’y ont plus jamais retravaillé. Comme le journaliste allemand Oliver Janich, qui en 2010 écrivit pour l’hebdomadaire économique Focus-Money deux articles aussi imposants qu’objectifs sur les vraies coulisses du 11-Septembre. Lui aussi a perdu son travail.

Cela veut-il dire que la carrière de Giovanni Minoli est arrivée à son terminus. Je ne le pense pas, et j’expliquerai pourquoi un peu plus loin.

Alors comment est-il possible aujourd’hui de dire la vérité sur le 11-Septembre à la télé sans que cela ne produise aucun effet ? Cela vous étonne ?

Si cela vous étonne, c’est parce que vous n’avez pas bien en tête comme fonctionne le processus d’apprentissage du cerveau humain. Ni ceux qui règlent l’humeur sociale des masses. Mais ne vous en faites pas : les marionnettistes qui s’occupent des fils de l’information connaissent cela sur le bout des doigts !

Une information existe seulement lorsqu’elle est répétée d’innombrables fois. Si elle n’est diffusée qu’une seule fois, elle n’informe pas. Au contraire, paradoxalement, elle vaccine contre le contenu même de l’information. Elle laisse à ses destinataires la vague impression de savoir quelque chose à propos d’un sujet donné, ce qui à la longue supprime toute curiosité pour ce thème. L’illusion de savoir est le pire ennemi du savoir. C’est l’illusion de savoir qui représente le mieux le Zeitgeist de notre époque.

En ce qui concerne l’humeur sociale des masses, l’astuce pour ne pas la perturber est d’habituer le public par touches successives, à petites doses, graduellement. Une bombe explose seulement si tout l’explosif qu’elle contient est mis à feu en même temps. Si au lieu de cela, on le fait brûler petit à petit, on se rend compte à la fin qu’il n’y a plus de bombe, qu’elle n’a jamais explosé, et qu’elle n’explosera plus.

C’est la raison pour laquelle lorsque la RAI finit par traiter sérieusement des événements du 11-Septembre, cela n’a aucun effet. Dix ans de radotage ont vacciné le public, et ont désamorcé la bombe. Inutile de vous dire que cela ne doit rien au hasard.

L’impact aurait été bien différent si l’enquête de Minoli était passée sur les ondes en 2003, quand les informations qu’elle contenait étaient encore toute fraîches. Entendons-nous bien, le monde ne se serait pas écroulé pour autant, mais cela aurait certainement créé quelques turbulences.

Quand en 2003, je publiai dans la revue Delos un des premiers articles sur ce thème en Italie « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le 11-Septembre sans jamais oser le demander », le sujet était vierge, et cela créa quelques remous. En quelques jours, des dizaines de milliers de personnes lurent mon article alors qu’habituellement, je bénéficiais seulement d’environ 2000 lecteurs, et l’article fut même cloné et recopié à l’envi sur le Web. Et quand, quelques mois plus tard, mon article fut publié à nouveau, cette fois en introduction du livre « Tutto quelle che sai é falso », l’impact fut encore plus grand : un tirage de plus de 70 000 exemplaires, chose jamais vue pour un éditeur microscopique, Nuovimondimedia. L’article annonçait aussi la sortie imminente de mon livre sur le sujet, mais Nuovimondimedia ne le publia jamais. En fait, à partir de ce moment-là, la petite maison d’édition subit des intimidations de la part des Américains lors d’un show populaire en direct à la télévision, et ô surprise, il se garda bien de publier mon livre (et d’ailleurs, il se garda bien aussi de me payer les droits d’auteur pour mon article ; avec un tirage de 70 000 exemplaires au prix de 23 euros l’unité - soit un chiffre d’affaires qui dépasse le million et demi d’euros, zéro virgule zéro zéro de droits d’auteur touchés, ça ne fait quand même pas lourd ; sympathiques n’est-ce pas, ces « compagnons de lutte qui s’égarent » !)

Ainsi, au lieu d’être publié début 2004 au moment où il aurait pu générer quelques turbulences, mon livre « Il Mito dell’11 Settembre » le fut seulement en 2006, là aussi par un autre petit éditeur, Ponsinmor. Entre temps, le public italien avait déjà été vacciné sur le sujet. La télévision italienne traita bien du sujet pendant un moment, mais de façon très superficielle et peu convaincante, quand ce n’était pas carrément sous forme de désinformation pure, alors que d’habiles désinformateurs (les fameux « debunkers ») s’en donnaient à cœur joie dans les Talk Show et sur le Web pour répandre des raisonnements simplistes basés sur des informations fausses ou déformées afin de démontrer que la "Vérité Revélée du Pentagone" était bien parole d’Évangile. Avec le corollaire que celui qui n’y croyait pas était vite taxé de « complotiste ». Nous avons désormais appris à connaître ce mot magique et superstitieux utilisé contre ceux qui ne croient pas aux histoires invraisemblables que l’on nous sert, un mot conçu pour discréditer quelqu’un sans avoir à se donner la peine d’expliquer le pourquoi du comment. Mais pourquoi donc y a-t-il autant de gens qui acceptent de se reconnaître dans l’étiquette de stupidité que renferme ce qualificatif ? Vous qui ne croyez pas au récit abracadabrant de la version officielle sur les événements du 11-Septembre, nous êtes simplement des sceptiques. Pourquoi vous laissez-vous traiter de « complotistes » ? Essayons de respecter le sens des mots en Italien (et en français – NdT). Si tu me racontes une histoire et que je n’y crois pas, je suis alors un sceptique. Pas un complotiste. Un simple sceptique. Tu ne parviens pas à me convaincre avec ton histoire ? C’est ton problème. Pourquoi t’en prendre à moi en me jetant à la figure des épitaphes insultantes ? Le problème vient de celui qui ne sait pas rendre ses histoires crédibles, pas de celui qui se fait ch… à les écouter.

L’enquête faite pour la RAI par Minoli sur le 11-Septembre marque probablement un moment-clef de cette époque moderne. Les Confiants et les naïfs se félicitent du journalisme de qualité retrouvé. Mais est-on bien sûr que tout ce qui brille est or ? Après tout, nous ne sommes pas dans le cas d’un journaliste qui aurait fait dans sa culotte pendant 10 ans à l’idée d’affronter comme il se doit cette patate chaude, et qui se réveillerait un beau matin en se disant « allez, aujourd’hui , j’arrête de faire dans ma culotte », – et qui révèle d’un coup les vérités inavouables du 11-Septembre ! Dans le monde réel (pas dans celui de Disney ou d’Hollywood), il faut des consensus à haut niveau, dans les salons feutrés, pour que soit effectivement réalisée une émission comme celle de Minoli. Avez-vous entendu quelqu’un demander la tête de Minoli pour avoir eu cette audace ? Bien sûr que non. Avez-vous eu vent de plaintes de la part de l’Ambassade américaine ? Non plus ! Et pourtant, si ce qui est avancé dans l’émission était faux, il s’agit là d’un cas unique de diffamation contre les États-Unis d’Amérique. Comment diable se fait-il que tout le monde se taise et que personne ne proteste ? L’information importante c’est justement que le scoop de Minoli n’a pas défrayé la chronique, et surtout qu’elle n’a pas suscité de réactions parmi les puissants qui en Italie ont toujours soutenu la version officielle des faits, et en premier lieu, l’ambassade américaine. On note au contraire que l’initiative de Minoli n’est pas isolée. À l’occasion des 10 ans des attentats, le grand hebdomadaire L’Espresso fait aussi sa part, et sort, s’il vous plait, avec le film Zéro » sur le 11-Septembre. Rien que ça ! Le grand silence pendant 10 ans, et tout d’un coup, tous ces journalistes audacieux ! Ou bien faut-il voir dans tout cela une action concertée à des fins qui restent à découvrir ? Ces jours-ci, la télévision publique autrichienne ORF2 a diffusé le documentaire 911 Mysteries, autre pierre angulaire du Mouvement pour la Vérité sur le 11-Septembre, centré sur l’analyse de la démolition contrôlée des Tours. J’ai moi-même reçu ces dernières heures des offres d’interviews de journaux pour lesquels jusqu’à hier, je n’existais pas.

Il se peut qu’un grand rite cathartique se prépare pour chasser les vrais(-faux) coupables des faits du 11-Septembre ? Après tout, la société « démocratique » occidentale ne peut pas survivre indéfiniment à cet abcès que constitue le 11-Septembre, et qui continue à croître, étant donné que de moins en moins de gens sont prêts à croire les bobards officiels. Les antibiotiques n’ont servi à rien. L’infection est désormais inarrêtable, et l’abcès est en croissance exponentielle. En 2003, nous étions quelques-uns à douter de la Vérité Révélée sur le 11-Septembre, mais nous sommes maintenant des centaines et des centaines de millions dans le monde. Seuls les « lents d’esprit » avalent encore la fable officielle, alors que les articles traitant du sujet et publiés on-line par les grands médias internationaux voient la partie « commentaires des lecteurs » véritablement infestée par des messages du genre « Bouhh, vous n’avez rien compris, allez vous cacher ! » La seule solution pourrait être de faire éclater l’abcès et de s’accorder un passage par le rite tribal consistant à faire sa fête au bouc-émissaire du moment. Même si le public est déjà amplement vacciné contre la « théorie du complot », en répétant le stimulus dans les journaux « de référence », il n’en faudrait pas beaucoup pour déplacer le troupeau sur la voix du « complotisme ». Même les pires « debunkers » arriveraient à clamer haut et fort, avec une hypocrisie sans bornes : « ah, je vous l’avais bien dit que c’était un complot ! » C’est donc ça le plan ?

En fait, il y a peut-être une autre explication. Il est bien connu que les hautes sphères du pouvoir aux États-Unis se divisent en deux grandes factions, qui ne s’accordent pas toujours sur les politiques à suivre. Il s’agit d’une part des « néoconservateurs » ou « Néocons », et d’autre part des « Réalistes ». Les premiers sont les auteurs du fameux Project for a New American Century (PNAC), dans lequel en 2000, ils indiquaient souhaiter l’avènement d’un « nouveau Pearl Harbor ». Certains pensent qu’ils ne se sont pas contentés de le souhaiter. Les seconds sont moins dépendants d’une idéologie et plus pragmatiques en matière de politique. Zbigniew Brzezinski, un des ténors des Réalistes a prononcé en 2007 devant le Sénat américain un discours resté célèbre, dans lequel il mettait en garde contre la possibilité d’un attentat terroriste sous faux drapeau (False-Flag) – en pratique, un autoattentat – aux USA, pour créer le prétexte à une attaque contre l’Iran. Il s’agissait en fait d’un avertissement destiné à dissuader ceux qui s’apprêtaient de manière évidente à accomplir cette opération. Un nouvel événement encore plus grave, de type 11-Septembre, est dans l’air depuis maintenant plusieurs années. Les Réalistes sont notoirement contre. Se pourrait-il que la réhabilitation des « théories du complot », initiée à la périphérie de l’empire américain (d’où elle peut faire seulement des dégâts limités), ait été lancée par le camp des Réalistes de la politique américaine dans le but de bloquer les nouveaux attentats que l’autre faction serait éventuellement en train de préparer ? Les enjeux sont énormes, étant donné que l’opinion la plus répandue est que le prochain 11-Septembre sera probablement de nature nucléaire. Le marketing sur le sujet a déjà rempli journaux papier et télé. Et même Hollywood a tout fait pour nous préparer à un tel événement, ainsi quand il surviendra, cela nous semblera évident, et non absurde.

Mais tout cela reste et demeure de la politique-fantaisie, des tentatives de raisonnements basées sur des informations bien trop incomplètes. Malgré tout, quelque chose me dit que dans un futur pas si lointain, rétrospectivement, tout deviendra plus clair.

En outre, pour les 10 ans du 11 Septembre 2001, j’annonce la sortie de l’édition anglaise de mon livre « Il Mito dell’11 settembre ». C’est une version mise à jour, avec plusieurs chapitres supplémentaires par rapport à la dernière édition italienne, qui ont été rajoutés pour inclure les nouveautés importantes apparues ces dernières années. En anglais il s’intitule « The Myth of September 11 », et le sous-titre est lui aussi différent de la version italienne «The Satanic Verses of Western Democracy » (Les Versets sataniques de la démocratie occidentale). Le libre peut être acheté sur Amazon.com et il sort aussi en version ebook au prix imbattable de 4 euros environ.

Je rappelle que mon livre « Il Mito dell’11 Settembre » (plus de 600 pages) a été édité une première fois en 2006, puis une deuxième fois avec d’importants ajouts en 2007, est paru en roumain en 2009, et maintenant dans une version encore mise à jour en anglais en 2011.

Malgré cela, nombreux sont les sites italiens qui se targuent d’être des références dans la recherche de la vérité sur le 11-Septembre (avec quelques exceptions, évidemment), mais qui toutes ces années ont réussi à ne jamais mentionner l’existence de mon livre, pas même une fois (sauf dans les commentaires des visiteurs de ces sites, souvent par des lecteurs enthousiastes de mon livre). En cela, ils se comportés exactement comme les grands médias corrompus. Curieux, n’est-ce pas ? Fouillez vous-même ces sites, et vous verrez. Je ne les nomme pas, comme ça vous vous amuserez davantage à les découvrir par vous-mêmes.

Comme cadeau pour ce 10e anniversaire, je laisse donc au lecteur le soin de réfléchir sur ce que cela signifie et sur les éventuelles implications.

Penser à mal n’est pas pêché, mais…

Roberto Quaglia
Roberto.info