Extraits de l’interview publiée le 15 décembre 2009 sur http://www.heise.de/tp/r4/artikel/31/31729/1.html
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Dieter Deiseroth: Il est très regrettable que les médias ne soient pas prêts à affronter la question du 11/9 et posent des questions sans réponse
Question: Pensez-vous que la proposition d’une enquête indépendante sur le 11/9 soit réaliste ?
Dieter Deiseroth: Je pense que la proposition est raisonnable et nécessaire. Car l’enquête officielle a principalement justifié la guerre ( Operation "Enduring Freedom») ainsi que les graves altérations du système juridique américain en vertu de ladite loi sur la sécurité intérieure.
Question: Cela s’avère difficile, car ni les hommes politiques ni les grands médias n’osent critiquer la version officielle du 11/9.
Dieter Deiseroth: Si l’histoire officielle du 11/9 était réellement diffusée par tous les gouvernements, cela coûterait très cher et il serait difficile de la remettre en question à cause de la rigidité de l’opinion publique. Un important effort de recherche est nécessaire et pour des recherches approfondies, il faut du temps et de l’argent, ce qui est difficile à un moment où les budgets des rédactions sont coupés. Mais après tout, même la construction des mensonges pour justifier la guerre en Irak a été cassée. Nous savons maintenant que l’administration Bush, en termes de crédibilité et de véracité, était loin d’être digne de confiance. Il est regrettable que de nombreuses personnes au sein des médias ne soient toujours pas suffisamment préparées à affronter la question du 11/9 et les questions ouvertes sans réponse. Peut-être aussi à cause de l’abîme qui devient maintenant évident.
Question: Il n’y a pas si longtemps, on a parlé d’explications alternatives sur les attentats terroristes du 11/9 aux Etats-Unis.
Dieter Deiseroth: En effet. Au sein du Parti démocrate au Japon, qui a gagné la dernière élection par une victoire écrasante. Il y a environ 2 ans, les parlementaires ont maintes fois mis en doute la version officielle de Bush sur le 11/9 par des arguments très sérieux et ont demandé des explications. Cela serait impossible au sein du parlement allemand, ce qui est assez regrettable.
Question: Mais il y a également de nombreuses lacunes dans les théories alternatives sur le 11/9.
Dieter Deiseroth: C’est absolument exact. Je peux faire une mise en garde contre le remplacement de la théorie officielle du complot de l’administration Bush par des théories du complot de substitution conclues à la hâte. Si les critiques de la version officielle veulent réellement aboutir à une nouvelle enquête nationale ou internationale sur les attentats du 11/9, ils doivent alors imposer le plus haut niveau d’intégrité, l’orientation des faits et rester ouverts à d’éventuelles objections. C’est a seule façon d’éviter de discréditer leurs propres arguments, par exemple par la conjecture et la spéculation déguisées en preuves. Je l’affirme : des deux côtés, c’est-à-dire à la fois du côté de la présentation officielle de l’administration Bush avec le rapport de la Commission sur le 11/9, et du côté alternatif avec ses nombreuses contre-théories, il y a une grande quantité de questions tout comme une grande quantité de mensonges flagrants. Ceci est presque une demande d’explications criante.
Question: L’engagement militaire en Afghanistan peut-il se fonder sur le droit international concernant le droit à l’autodéfense ? Le 11/9 n’aurait-il pas donné aux États-Unis le droit de se défendre eux-mêmes, et à leurs alliés un motif d’ urgence ?
Dieter Deiseroth: Il faut comprendre qu’en général, le droit (militaire) à la légitime défense, tel que garanti par l’article 51 de la Charte des Nations Unies, ne peut être accordé que dans le cas où un Etat est attaqué militairement ( "si une attaque se produit »). Par conséquent, il doit s’agir d’un acte militaire offensif en cours, qui s’accomplit immédiatement ou qui est imminent. En outre, ce droit à l’autodéfense ne peut pas seulement être dirigé contre l’Etat qui a lancé une attaque, ou à qui on peut l’attribuer.
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L’interview complète (en allemand) :
(1) Dieter Deiseroth, né en 1950, a étudié le Droit, la Sociologie et les Sciences politiques. De 1977 à 1983, il fut Chargé de recherche à l’université de Giesser et avocat. Docteur en droit. Jusqu’en 1983, il fut juge administratif de Düsseldorf, et de 1989 à 1991 à la Cour Constitutionnelle Fédérale de Karlsruhe. Ensuite, il fut le juge en chef de la Cour administrative de Münster et Chef de l’Agence de protection de données de Rhénanie du Nord-Westphalie. Depuis 2001, il est juge au tribunal administratif fédéral allemand.
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