mercredi, 26 août 2015

Marcy Borders «Dust Lady» n'est plus !


C'était une des plus célèbres photos du 11-Septembre. La femme couverte de la poussière des tours effondrées est décédée lundi d'un cancer de l'estomac.

Marcy Borders était surnommée la «Dust Lady» (la femme de poussière) 
en raison de la photo prise le 11-Septembre 2011
Image: AFP


Le cliché avait fait le tour du monde. Un femme, méconnaissable sous une épaisse couche de poussière, errait dans les ruines après l'effondrement des tours du World Trade Center le 11-Septembre 2001. Cette femme s'appelait Marcy Borders, connue outre-Atlantique comme la «Dust Lady» (la femme de poussière), et elle est décédée lundi 24 août d'un cancer de l'estomac à l'âge de 42 ans.

La presse américaine rend hommage à une femme qui a symbolisé le drame qu'a vécu le pays. Cette mère de deux enfants s'était vu diagnostiquer son cancer en août 2014 et elle se disait convaincue que c'était dû à la poussière qui l'enveloppait le 11 septembre.

Persuadée qu'elle allait mourir

Marcy Borders, qui habitait le New Jersey, travaillait depuis un mois dans les bureaux de Bank of America dans le World Trade Center. Et ce jour du 11-Septembre, elle est arrivée en retard à son travail. Elle n'a dû sa survie qu'en désobéissant à son chef qui disait aux personnes présentes de ne pas s'inquiéter et de rester à leur poste.

Elle se souvenait de la panique et des centaines de gens qui se pressaient pour sortir. Elle est parvenue à quitter le bâtiment peu avant son effondrement, mais elle a confié qu'elle était aussi persuadée qu'elle allait mourir au milieu des débris, de la cendre et de la poussière. C'est à ce moment qu'un homme l'a prise par le bras pour la mettre à l'abri et que la célèbre photo a été prise.

Alcoolisme et drogues

L'attentat l'a marquée à vie. Marcy Borders se disait tout le temps terrorisée, et ne quittait que rarement son appartement. Chaque fois qu'elle voyait quelqu'un, elle pensait que cette personne allait la tuer. La simple vue d'un avion la rendait folle de panique.

Par la suite, Marcy Borders s'est mise à boire, avant de plonger dans la drogue à coups de crack et de cocaïne «parce que je ne voulais plus vivre». Elle s'est vite retrouvée dans l'incapacité de payer ses factures et de s'occuper de ses enfants. Sa fille est alors partie vivre chez son père alors que son fils faisait l'objet d'une surveillance des services de l'enfance.

«Cela m'a poursuivi toute ma vie et en près de dix ans, je n'ai plus jamais été capable de travailler une seule journée», avait-elle raconté au quotidien britannique Daily Mail en 2011, année où elle est parvenue à décrocher de ses addictions.