mardi, 18 septembre 2012

11 septembre 2001, la bataille pour la vérité continue


Le principal quotidien "contestataire" italien, Il Fatto Quotidiano, que l’on pourrait comparer en France au Canard Enchaîné, mais dans une formule quotidienne (!) et visiblement plus ouverte aux sujets épineux comme le 11/9, publie ici un article du journaliste et ex-député européen Giulietto Chiesa, lequel présente les derniers travaux du 9/11 Consensus Panel dont il fait partie. En effet, les derniers points publiés par ce comité d’experts sur le 11-Septembre mettent toujours plus à mal les preuves utilisées par les autorités américaines pour appuyer leur version, et notamment les quelques images et vidéos des pirates de l’air dans les aéroports le 11/9. Ils remettent également en cause la rocambolesque histoire de l’excursion du chef des supposés terroristes, Mohammed Atta, à Portland, la veille du 11/9, dont les valises ont très opportunément été retrouvées à l’aéroport avec des pièces à conviction incriminant le réseau al-Qaïda. Cette mise au point de Giulietto Chiesa est aussi un appel au bon sens et au professionnalisme des journalistes, auquel ce travail du Consensus911 Panel est plus particulièrement destiné. Alors, professionnels de l’information (ou pas), lisez, faites-vous une idée, tirez-en vos propres conclusions, et exprimez-vous !



L’une des images de Mohammed Atta à Portland le matin du 11/9.
 On remarque les deux horaires contradictoires figurant sur ce cliché officiel





Le travail de recherche de la vérité sur le 11/9 continue. Le Comité du Consensus sur le 11/9 (consensus911.org) a montré, avec grande précision et force détails, que chacune des (rares) images des 19 présumés pirates de l’air censés avoir détourné les quatre vols d’American Airlines et United Airlines a été manipulée ou falsifiée.

En résumé (ceux qui veulent examiner la documentation peuvent le faire sur le site dédié), il n’existe pas une seule image défendable d’un seul embarquement des présumés terroristes islamistes ce matin-là dans les aéroports d’où sont partis les quatre appareils.

En réalité, les soi-disant preuves des embarquements sont issues essentiellement de deux vidéos. La première, qui montre l’embarquement de Mohammed Atta et Abdul al-Omari à l’aéroport de Portland. La seconde, qui contient les images « montrant » l’embarquement de cinq pirates de l’air islamistes à l’aéroport international Dulles de Washington (celui du vol AA77 qui se serait écrasé ensuite contre le Pentagone). L’usage du conditionnel et des guillemets est de rigueur, comme nous le verrons bientôt. Et de toute façon, c’est tout ce que nous avons comme documentation officielle. Aucune image des 12 autres pirates de l’air n’a jamais été fournie.

Désormais, le comité international d’experts (dont j’ai l’honneur de faire partie) a conclu que même ces quelques images sont fausses, qu’elles ont été manipulées (par qui ?) de différentes manières et sous différentes formes.

Cela vaut pour Mohammed Atta et Abdul al-Omari, qui figurent sur sept (7 !) clichés (exhibés lors du procès de Zacarias Moussaoui) contenant des dates erronées et des horaires qui ne correspondent pas à la version officielle. Cela vient s’ajouter aux incroyables contradictions figurant dans les différentes versions fournies jusque-là par la CIA, le FBI, et le Rapport de la Commission sur le 11/9. L’une d’elles concerne l’histoire des deux bagages jamais embarqués (de façon inexpliquée), et retrouvés à l’aéroport Logan de Boston, et qui contenaient d’importants documents utilisés pour certifier l’existence du projet de détournement, en plus d’une sorte de confession d’Atta. Et nous avons aussi l’histoire des deux voitures, une Mitsubishi abandonnée par Atta sur le parking à Boston, et une Nissan abandonnée sur le « jetport » de Portland.

Le plus ridicule dans cette histoire est sans doute la découverte de la confession de Mohammed Atta dans une valise qui aurait dû être embarquée à bord de l’avion destiné à s’écraser contre la Tour Nord du World Trade Center.

Mohammed Atta devait vraiment être totalement ivre pour écrire une confession et l’emmener avec lui dans sa tombe. Heureusement qu’il s’est trouvé une personne providentielle pour ne pas charger la valise à bord, ce qui a permis au FBI de la retrouver. Le fait est que c’est l’ensemble de l’histoire de ce voyage d’Atta à Portland qui ne tient pas debout, quelle que soit la façon dont on la regarde. Vous imaginez vraiment quelqu’un qui a organisé le plus grand acte terroriste de tous les temps, et qui s’en va à Portland, prenant le risque (sérieux) d’arriver en retard au rendez-vous pour l’embarquement sur le vol en partance de Boston ? Il aurait suffi de 15 minutes de retard et le 11-Septembre n’aurait jamais eu lieu. Qui peut y croire ? Les metteurs en scène du 11-septembre doivent s’être un peu emmêlé les pinceaux.

Et tout cela vaut aussi, encore plus, pour la vidéo des cinq (5) pirates de l’air du Vol 77 (celui à bord duquel se serait également trouvée Mme Barbara Olson, qui selon la version officielle, aurait appelé son mari au téléphone et lui aurait décrit la scène de sa fin imminente au cours d’un appel qui a duré exactement 0 seconde). Cette vidéo fut rendue publique seulement en 2004. La Commission d’enquête ne la connaissait pas. Même le FBI ne la connaissait pas. Ce fut Associated Press qui la sortit de son chapeau, la veille du jour de publication du Rapport, après l’avoir reçue d’un cabinet d’avocats représentant certaines des familles de victimes. L’authenticité de cette vidéo (unique, même s’il y avait 300 caméras de surveillance dans cet aéroport) est plus que douteuse, et ce pour plusieurs raisons, qui sont consultables sur le site du Consensus911 ici : Point Vidéo-2: La vidéo montrant les terroristes présumés du vol AA77 à l’aéroport est-elle authentique ? Analyse des preuves vidéo officielles du 11-Septembre.

Mais l’une des raisons d’en douter est retentissante. Les caméras de surveillance, pour économiser de la place (disque), prennent des photos espacées d’une seconde entre elles. Pourtant, la vidéo, dans la partie qui montre les terroristes al-Mihdhar et al-Moqed, a été tournée à une vitesse bien supérieure, comparable à la vitesse normale d’un enregistreur vidéo, c’est-à-dire à 30 images par seconde. Cela indique de toute évidence que cette partie a été insérée après, et qu’elle ne provient pas des caméras de vidéosurveillance de l’aéroport de Dulles. De surcroit, contrairement aux autres vidéos issues des circuits de vidéosurveillance, celle-ci ne comporte ni date, ni heure, ni l’indication du lieu observé. En somme, elle ne certifie absolument rien. Ces images ont pu être prises n’importe quand et dans n’importe quel aéroport américain.

Et nous nous arrêterons là. Ceux qui veulent approfondir le sujet peuvent le faire [en partant de la version française du site Consensus911.org/fr, par exemple – NdT]. Les traductions du site Web du Consensus911 existent en effet en espagnol et en français, et seront bientôt publiées en italien, en allemand et en hollandais.

Les recherches continuent. Un superbe article de Paul Craig Roberts est paru récemment, à l’occasion des commémorations du 11-Septembre ; il retrace son parcours personnel, sa perception immédiate de la signification de ce qui s’est produit ce jour-là. Craig Roberts se rappelle ce qui l’a inquiété dès les premières minutes après l’attentat : « En tant qu’ancien membre du Congrès et ancien fonctionnaire nommé par le Président pour des taches de haut niveau, j’avais accès à des secrets de première importance en matière de sécurité. À mon poste de secrétaire d’État au Trésor des États-Unis s’ajoutaient des responsabilités à la FEMA (Federal Emergency Management Agency) en cas d’attaque nucléaire. Nous devions nous cacher sous une montagne et j’étais supposé être leur rapporteur en cas d’attaque nucléaire, et même prendre les rênes du gouvernement des États-Unis si aucun dirigeant plus haut placé que moi n’avait survécu. Et plus cette affaire du 11-Septembre était racontée par les médias, plus elle devenait invraisemblable. On ne peut pas croire que non seulement la CIA et le FBI ont failli dans leur mission de démasquer le complot, mais que cela s’est également produit pour les 16 autres agences de renseignement, y compris la National Security Agency (NSA), qui espionne tout le monde sur la planète, la Defense Intelligence Agency (DIA), le Mossad israélien, et les services de renseignements des alliés de Washington dans l’OTAN. Il y a tout simplement trop d’observateurs et trop d’infiltrés dans les groupes terroristes pour pouvoir admettre qu’un attentat d’une telle complexité ait pu être réalisé sans être découvert et qu’il ait pu être mené à bien sans que personne ne l’empêche. »

Comme on le voit bien, nous sommes là face aux réflexions d’un dirigeant du Département d’État. Lui a compris tout de suite. La plupart d’entre nous, sans son expérience et sa connaissance, ont mis plus de temps à comprendre. D’autres encore commencent seulement à le faire.

Beaucoup d’autres comprendront. Même si je crains qu’il ne soit bien tard.

Giulietto Chiesa