mardi, 9 novembre 2010

Le 11-Septembre et la dette américaine

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Pour les familles de victimes, le coût des attentats du 11-Septembre fut incroyablement élevé. Outre le coût des précieuses vies humaines, il y en a eu bien d’autres, mais on oublie souvent le prix que nous continuons de payer à cause des attentats qui ont déclenché la « guerre globale au terrorisme ».

Une organisation liée à l’ancien directeur de la CIA, James Woolsey, a estimé que les dégâts associés aux attentats étaient de l’ordre de 2000 milliards de dollars. Ces coûts incluent les destructions matérielles, les pertes de production de biens et de services, et les pertes à Wall Street. D’autres ont estimé que ces dégâts étaient beaucoup moins élevés, et certains ont affirmé que globalement le marché boursier n’avait pas été affecté par les attaques. La Lower Manhattan Development Corporation a obtenu un montant proche de l’estimation la plus basse pour aider à la reconstruction de la zone impactée [de Ground Zero].

Pour les USA, le coût militaire actuel des guerres qui ont suivi les attentats du 11-Septembre est de plus de 1000 milliards. Evidemment, d’autres pays ont eux aussi contribué de manière significative au budget des guerres menées par les Etats-Unis. Il y a quelques années, certaines sources issues de grands médias avaient estimé que la guerre d’Irak à elle seule couterait aux USA plus de 3000 milliards. Si l’on applique la même logique à la guerre en Afghanistan, et que l’on utilise le même ratio, ce conflit coûtera aux USA au moins 1000 milliards. Et bien sûr, vu qu’on ne voit pas encore la fin de l’occupation de ces deux pays par les troupes US, ces chiffres doivent être considérés comme des estimations minimales. De plus, ces estimations des coûts des guerres concernent les coûts «incrémentaux », c’est-à-dire ceux qui se rajoutent aux « salaires des militaires, entrainements et activités de support, et coût des armements » ainsi qu’aux constructions de bases militaires.

Des dégâts directs et les capitaux militaires initiaux ne reflètent pas clairement les autres coûts qui dérivent du 11/9, dont les innombrables mesures mises en place partout dans le monde pour nous protéger du terrorisme. Par exemple, les mesures supplémentaires de sécurité dans les ports et aux frontières, les transports plus chers, les assurances plus chères, les nouveaux budgets pour la sécurité intérieure (homeland security) et des autres agences, et le coût de toutes les mesures inefficaces résultant des changements permanents d’une politique obsédée par le terrorisme, au niveau local, régional ou fédéral.

Une chose importante à garder en mémoire à propos de ces milliers de milliards de dollars : nous n’avons jamais disposé de cet argent. Nous avons emprunté toute la somme que nous avons consacrée à la guerre au terrorisme, et les intérêts de ces prêts ne pas fait débat. La course aux folles dépenses a été un facteur supplémentaire décisif de la crise économique de 2008, comme la quasi-totalité des 2000 milliards de dollars qui y furent engloutis.

Parmi les conséquences des crimes du 11 septembre 2001, nous avons aussi échoué à enquêter sur l’origine des pertes colossales annoncées juste la veille des événements [Voir Note ReOpenNews (*) - NdT]. Le 10 septembre 2001, le ministre des Affaires étrangères Donald Rumsfeld a déclaré que « selon certaines estimations, nous avons perdu la trace de 2300 milliards de dollars en transactions »






Au lieu d’enquêter sur ces pertes énormes, de récupérer l’argent égaré et de prendre des mesures correctives, aucune action n’a été décidée. Au contraire, nous avons injecté des milliers de milliards supplémentaires dans un nouveau complexe industriel engagé dans une chasse au terrorisme.

Si nous devions faire une estimation raisonnable de ce que chaque citoyen US s’est engagé à payer en conséquence des crimes du 11/9 et de la guerre contre la terreur, cela représenterait environ le montant de la dette nationale qui existait avant les attentats du 11/9. La dette des Etats-Unis en septembre 2000 était de 5700 milliards de dollars qui, corrigée par rapport à l’inflation, avait commencé à baisser pour la première fois depuis 1980. La dette des Etats-Unis approche maintenant les 14 000 milliards de dollars, c’est-à-dire qu’elle a été multipliée par 2 et 1/3 par rapport à ce qu’ elle était avant le 11/9.

Il sera probablement impossible de réparer les dégâts que les dépenses colossales de la Guerre contre le terrorisme ont causés aux Etats-Unis. Le complexe industriel de lutte contre le terrorisme continuera d’avoir besoin de fonds pour une durée indéfinie, et personne n’a de stratégie pour commencer à payer les dettes contractées jusque-là. De fait, nous avons vendu notre pays et l’avenir de nos enfants à des intérêts étrangers dans notre tentative de nous protéger du terrorisme depuis le 11/9.

Cela devrait constituer une raison suffisante pour que chaque véritable Américain exige une nouvelle enquête indépendante sur les événements du 11-Septembre.
Kevin Ryan
spécialiste en chimie et fut directeur de laboratoire chez Underwriters Laboratories (UL), la société qui avait certifié l’acier du WTC avant sa construction. C’est à UL que le National Institute for Standards & Technology (NIST) avait fait appel pour effectuer des simulations d’incendies sur des poutres similaires à celles du WTC afin de valider leur étude sur ces effondrements. Lorsqu’il avait dénoncé les manipulations et les inexactitudes des résultats de ces tests, Kevin Ryan avait été licencié par Underwriters Laboratories. Il n’a de cesse depuis de dénoncer ces manipulations, pour que justice soit rendue aux victimes de ces attentats et des guerres illégales qui s’en sont suivies. Il a d’ailleurs co-signé l’analyse scientifique du chercheur danois Niels Harrit & al sur la découverte de nanothermite dans les poussières du World Trade Center