"Le mensonge et la crédulité s'accouplent et engendrent l'Opinion" Paul Valéry

samedi, 24 octobre 2009

Une tentative de reproduire le crash du Pentagone contestée par des pilotes professionnels

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L’association "PILOTS FOR 911 TRUTH" conteste les résultats des tentatives approximatives de comparaison entre le vol AA77, et les essais en simulateur d’un laboratoire hollandais.

Certains connaissent peut-être la vidéo [NdT aller à 27:48], dans laquelle des chercheurs hollandais du Laboratoire National Aéronautique et Spatial ont essayé de recréer l’attentat contre le Pentagone dans un simulateur de vol avec, à ses commandes, ce qu’ils appellent un « pilote inexpérimenté ». Le but de cette vidéo était de prouver qu’il « n’était pas impossible » pour Hani Hanjour, le supposé pirate, pilote du vol American Airlines 77, de réaliser une telle manœuvre. Pour d’autres, partisans de la version officielle du 11/9, la plupart du temps anonymes, il s’est agit d’utiliser cette vidéo dépassée dans le but de discréditer les déclarations de commandants de bord rompus au pilotage des 757 / 767. Depuis la sortie du DVD "9/11: World Trade Center Attack" qui propose des interviews de commandants de bord de 757 / 767 de United et American Airlines qui ont tenté de reconstituer les manoeuvres effectuées le 11/9, Pilotsfortruth a de nouveau essuyé le feu de la critique. Des commandants de bord de United Airlines, American Airlines, et d’autres compagnies aériennes ont tenté de recréer les manoeuvres effectuées le 11/9 et concluent qu’il est hautement improbable, voire impossible pour un pilote inexpérimenté de les avoir accomplies (Cf. les documentaires "9/11: World Trade Center Attack" et "Pandora’s Black Box – Chapter Two – Flight Of American 77" sur http://pilotsfor911truth.org/ pour plus de détails).

Le test hollandais fut pratiqué avant la publication des données de vol de la boite noire. Il est donc clair que les chercheurs hollandais n’avaient aucune donnée scientifique pour expertiser la manœuvre, ni pour la mettre en œuvre correctement. Leur but principal était de réfuter l’idée selon laquelle la manœuvre du virage était impossible, ce que nous confirmons en fonction des données maintenant disponibles. Cependant, d’autres aspects de la trajectoire du vol sont impossibles [à éxecuter ou à reproduire, NdT].

Les éléments de discussion présentés ci-après, issus du forum de pilotsfor911truth.org, ont été rassemblés à partir de ses échanges de mails avec le Laboratoire National Aéronautique et Spatial.

1/ Quels sont les paramètres contestables de l’expérience selon l’association?

•La vitesse utilisée était inférieure de 50 km/h à la vitesse enregistrée sur la boite noire. La résistance de l’air croît avec le carré de la vitesse, ce qui, à 800km/h, constitue un facteur de charge exponentiel sur les gouvernes, affectant la manœuvrabilité de l’appareil, en particulier en cas de relief à éviter.
•La vitesse atteinte par le simulateur n’est pas certifiée
•La trajectoire exacte telle que reproduite dans le simulateur n’est pas connue.
•La configuration (poids kérosène et poids passagers, équipage et bagages) n’est pas connue, donc le centrage non plus.
•Le vent latéral de 10 nœuds (18km/h) ce jour-là n’est pas pris en compte. Il génère une dérive importante qui rend la manœuvre manuelle plus compliquée.
•Et surtout l’association n’a aucun détail sur l’expérience réelle de l’apprenti pilote –M. Ruigrok- qui s’est soumis au test ce jour-là. En particulier, l’association signale que M. Ruigrok fait partie du personnel du LNAS, donc qu’il est susceptible d’avoir déjà de nombreuses heures de vol sur ce simulateur en particulier. Le narrateur de la vidéo l’atteste d’ailleurs lui-même lorsqu’il déclare que M. Ruigrok a une expérience pratique voisine de celle d’Hani Hanjour sous-entendant, selon l’association, qu’il a pratiqué des essais de vol à des fins de projection dans un bâtiment du type du Pentagone.
•Le système anticrash était déconnecté
•Les alertes de survitesse étaient déconnectées
•Les obstacles topographiques n’ont pas été reproduits (butte de la boucle autoroutière) ni les lampadaires de Washington Blvrd.
•Et surtout : ce n’était pas un simulateur de B757 !
Dans ces conditions, les trois tentatives de M. Ruigrok, qui n’ont rien de scientifique contrairement aux titres dont se prévaut le laboratoire, se sont soldées par des dégâts très différents de ceux des attentats. Il a frappé successivement différentes parties du mur de façade, mais jamais à l’endroit impacté le 11 septembre, parfaitement centré et surtout au raz de la zone de travaux de renforcements.

2/ Maintenant, sans trop entrer dans les détails techniques des échanges, que nous disent les mails échangés entre l’association « pilotsfor911truth » et le LNAS ?

Dear mr. Balsamo,

On request from journalists, NLR has demonstrated in an ad-hoc simulation in a non-certified research full flight simulator that it is not impossible for an inexperienced pilot to perform the flight manoeuvre which has lead to the crash in the Pentagon on 9/11. NLR has not studied the events on 9/11 in detail and can therefore not state anything conclusive about it.

Best regards,
Frank Vos

Ce mail indique que le LNAS ne certifie pas l’expérience et que, n’ayant pas étudié lui-même « les événements » du 11 Septembre, il ne peut faire aucune déclaration à valeur de preuve sur le sujet .

Autrement dit, le LNAS a mis en œuvre un test sur la seule foi des exigences des journalistes qui l’ont consulté, sans en approfondir officiellement les données à des fins de stricte comparaison scientifique.

En note de bas de page (pour une meilleure compréhension)

« The National Aerospace Laboratory uses a simulator which is not certified to compare a real life flight maneuver. »

qui signifie littéralement : "Le LNAS utilise un simulateur qui n’est pas certifié pour permettre la comparaison avec des manoeuvres de vol en situation réelle."

3/ À une série de questions adressées à la suite de cette réponse lapidaire, et qui interrogeaient le LNAS sur tous les points cités plus haut, le LNAS a alors répondu en se retranchant derrière ses strictes compétences scientifiques qui, selon lui, ne peuvent s’étendre à des éléments relevant d’une enquête… Nous vous laissons apprécier la nature soi-disant non scientifique des faits observés. Tous les faits relèvent du domaine scientifique de l’expertise du domaine de vol d’un appareil. Et le LNAS osa donc répondre : "nous ne VOULONS pas examiner vos questions".

Et, pour finir en apothéose, voici quelques rappels de citations concernant les capacités de pilotage d’Hani Hanjour (2) :

•« Je ne pouvais pas croire qu’il avait une licence professionnelle de quelque sorte que ce soit avec les compétences dont il faisait preuve » Peggy Chevrette, directrice de JetTech, école de pilotage, repris sur Fox News.
•« Il a pris des leçons à l’école de pilotage de Scottsdale, Arizona, il y a 4 ans, mais finalement les instructeurs lui ont demandé de partir, car ses compétences étaient très limitées et son comportement difficile. » Duncan K. M. Hastie, propriétaire du CRM Airline training Center, Scottsdale, Arizona, repris dans le Washington Post.
•« Un étudiant de faible niveau qui gaspillait nos ressources » Duncan K. M. Hastie, propriétaire du CRM Airline Training Center.
•Gerald Chilton Jr., avocat de ce centre de formation, a témoigné en confirmant que Hani Hanjour n’a jamais terminé sa formation pour pouvoir piloter même un simple monomoteur.
•Etc.
Hani Hanjour est pourtant, de l’avis du FBI et du rapport de la Commission du 11/9, le plus capable des 4 pirates qui s’emparèrent des commandes de 4 avions de ligne en plein vol ce jour là.
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ReOpen911