"Tous les téléphones sonnaient en même temps" : Le système téléphonique militaire US a-t-il été attaqué le 11-Septembre ?

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Photo du NORAD, le centre nerveux de la défense aérienne des Etats-Unis situé à Cheyenne Mountains dans le Colorado.




Les militants et les chercheurs essayent depuis longtemps de comprendre comment le très sophistiqué système militaire américain a pu se montrer aussi impuissant à stopper les attentats du 11 septembre 2001. Les déclarations de plusieurs membres du personnel militaire américain très impliqué dans cette matinée de crise suggèrent qu’une méthode inquiétante aurait été utilisée pour saboter les défenses nominales. Révélée ici pour la première fois, c’est l’une des explications possibles de l’immobilisme de l’armée observé [ce matin-là] jusqu’au moment où il fut trop tard pour intervenir.

Le NORAD et NMCC

Une des installations militaires-clés en ce jour du 11-Septembre était le quartier général du Commandement de la Défense aérospatiale d’Amérique du Nord(*) (NORAD), situé en profondeur sous le Mont Cheyenne dans le Colorado. Le général de division Eric Findley (ci-dessous), directeur des opérations de combat du NORAD était présent, et a rappelé les événements survenus à partir de la première attaque. Il venait juste de terminer son petit-déjeuner quand un collègue lui dit: « La FAA(*) demande l’assistance du NORAD pour un détournement d’avion. » Tandis qu’il revient au poste de commande, quelqu’un lui lance : « Monsieur, voulez-vous jeter un oeil à ça. » L’écran montrait des images télévisées de la tour nord du World Trade Center, avec un trou en feu juste à l’endroit où un avion venait de la percuter. Avant que Findley ait eu l’information, la télévision montrait déjà la deuxième tour qui venait juste d’être frappée. Il déclara : « Nous avons affaire à une attaque coordonnée. »




Point fondamental, Findley s’est rappelé qu’à ce moment-là « tous les téléphones du local, tous les téléphones du centre de commandement, et même tous ceux du bâtiment se sont mis à sonner sans discontinuer. » Le Caporal-chef Daniel Milne, contrôleur des mesures d’urgence en service au Centre des opérations du NORAD, a lui aussi rappelé que « le sentiment [initial] fut l’incrédulité totale, et puis tous les téléphones se sont mis à sonner comme des fous, je ne pouvais pas croire que nous étions attaqués … »

Cela ne s’est pas seulement produit au NORAD. Le Service de Presse des Armées a décrit les événements survenus au Centre National de Commandement militaire(*) (NMCC), situé à l’intérieur du Pentagone, sur la base des témoignages de deux officiers qui étaient présents ce jour-là. Tout comme le Centre des opérations du NORAD, le NMCC était une des places militaires les plus importantes ce matin-là : « Après que le deuxième avion eut frappé le WTC, les téléphones se sont mis à sonner sans discontinuer. »

Pourquoi ces téléphones se sont-ils mis soudainement à sonner ? Était-ce l’afflux soudain des appels à l’aide en provenance d’agences impliquées, alors qu’il était désormais évident que les États-Unis faisaient l’objet d’une attaque ? Ou était-ce quelque chose de plus sinistre? On trouve un indice dans un article de 1996 du magazine de l’US Air Force, Airman (L’aviateur). L’article citait Stacey Knott, technicienne au Centre des opérations du NORAD : « Les choses peuvent être très calmes ici. » Toutefois, elle ajoutait : « Une des périodes les plus occupées est celle des exercices. Cette pièce se remplit de monde et les téléphones sonnent sans discontinuer, j’ai un combiné dans chaque main… » [passage souligné]

Attaque des réseaux informatiques

Il se trouve que le NORAD était au beau milieu d’un exercice annuel majeur dans la matinée du 11-Septembre, appelé Vigilant Guardian. Il impliquait « tous les niveaux de commandement du siège du NORAD » et « simulait une crise imaginaire aux avant-postes de la défense aérienne de l’Amérique du Nord, à l’échelle nationale. » Vigilant Guardian était mené en conjonction avec un autre exercice de l’US Space Command appelé Apollo Guardian, ainsi qu’un exercice de l’US Strategic Command appelé Global Guardian. Si l’on sait peu de choses sur le déroulement d’Apollo Guardian ce jour-là, il est désormais avéré que Global Guardian était « parfaitement synchrone » avec les attentats réels.

Par ailleurs, un bulletin d’information militaire a rapporté en 1998 que « ces dernières années, le Commandement stratégique des États-Unis(*) (STRATCOM) a intégré les cyber-attaques (CNA) dans son scénario d’exercice annuel connu sous le nom de Global Guardian. L’objectif principal de ces cyber-attaques est de tester les processus que nous mettons en place en cas d’attaque réelle contre notre infrastructure d’information. » Pour mener ces attaques, le STRATCOM emploierait des membres d’une Red Team(*) et d’autres organisations pour agir comme des agents de l’ennemi. « Les attaques pourraient aller de la tentative de pénétrer le commandement par Internet, jusqu’à l’attaque d’un initié "mal intentionné" ayant accès à un élément-clé du système de commande et de contrôle. » Plus important encore, « les assaillants devaient également effectuer une "guerre de numérotation" en vue de saturer nos téléphones et en envoyant des fax à de nombreuses machines de télécopie partout dans le Poste de commandement.» [Passage souligné] Est-il possible qu’une cyber-attaque incluant une « guerre de numérotation » des téléphones ait pu être incorporée dans l’exercice du 11-Septembre ? L’article de 1998 concluait : « Nous prévoyons d’augmenter le niveau de CNA dans le futur exercice Global Guardian afin d’ imiter le plus fidèlement possible les capacités techniques d’une potentielle source hostile. »

La nécessité d’enquêter


Tout cela soulève de nombreuses questions. Se pourrait-il qu’une cyber-attaque intégrée dans Global Guardian ait créé un écran de fumée dans le but de saboter le système téléphonique, au moment où les militaires américains en avaient le plus besoin pour communiquer efficacement et réagir aux attentats dans le monde réel ? Si tel est le cas, qui se cache derrière cet acte de trahison ? Une enquête pénale approfondie serait nécessaire pour identifier ces traitres.

Le Général Éric Findley a tenté de suggérer que ce n’était pas un problème si tous les téléphones du Centre des opérations du NORAD s’étaient soudainement mis à sonner. Il a déclaré à la CBC : « La bonne nouvelle est que nous disposions de beaucoup de personnel ici, et nous avions une structure opérationnelle. Le commandement et le contrôle fonctionnaient, le réseau, les téléphones et les liaisons de données étaient en place, ce qui nous a permis de réagir à la situation. » Mais est-ce vraiment crédible, alors que Findley avait lui-même déclaré que « chaque téléphone sonnait sans discontinuer » ? On peut imaginer que cela représente tout de même un obstacle pour qui tente de répondre à une situation d’urgence sans précédent. Et si des téléphones sonnant "comme des fous" constituent une situation vraiment sans danger, alors pourquoi l’armée américaine aurait-elle besoin de s’y préparer lors des exercices d’entraînement ?

Shoestring



Acronymes et appellations (*)


NORAD : North American Aerospace Defense Command : Ce centre de commandement des défenses aérienne pour l’Amérique du Nord est situé à plus de 600m sous terre dans les montagne Cheyenne, Colorado
FAA : Federal Aviation Administration (Administration centrale de l’Aviation)
NMCC : National Military Command Center : Centre national de Commandement militaire
STRATCOM : US Strategic Command : Centre de commandement stratégique des Etats-Unis
CNA : Computer Network Attack : Attaque des réseaux informatiques
Red Team : Il s’agit d’un groupe de militaires spécialement entraîné pour effectuer des missions d’attaque en vue de tester d’une façon inopinée une organisation ou une structure donnée

La curieuse affaire du vol 23 d’United Airlines le 11 septembre 2001

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Y avait-il d’autres détournements d’avion prévus le 11-Septembre par les commanditaires des attentats ? A en lire cet article paru aux USA suite au 10e anniversaire des événements, on serait tenté de le croire. Sinon, comment expliquer – entre autres – que le président du Comité des affaires étrangères du Sénat d’alors (et actuel vice-président de Barack Obama), Joe Biden, se soit autant mélangé les pinceaux à 24h d’intervalle à propos de ce vol 23 d’United Airlines resté bloqué sur l’aéroport JFK de New York le 11 septembre au matin suite à un retard au décollage ? Biden parla d’abord sur ABC d’une "2e équipe" de pirates de l’air à bord de ce vol, avant de se rétracter 24h plus tard sur CNN. Voici le détail de l’étrange affaire du vol UA23 le 11 septembre 2001.


L’appareil du vol 23 d’United Airlines



Peut-être cela n’a-t-il aucune importance. Le rapport final de la Commission sur le 11-Septembre n’en fait pas mention. [Pourtant], le FBI a enquêté sur cette affaire et interrogé beaucoup de gens à de nombreuses reprises. Les responsables du FBI n’ont jamais contesté la version rapportée par les médias, ni rien publié du fruit de ses investigations.

Peut-être n’était-ce pas assez important pour mériter une réaction ou un commentaire… mais peut-être que si.

Le10e anniversaire des attentats a donné l’occasion à ABC de parler longuement et pour la 1ère fois de ce mystère [Voir la vidéo de l'émission (non sous-titrée)]

Le Vol 23 d’United Airlines

Le vol 23 d’United Airlines était programmé pour un décollage de l’aéroport JFK de New York le 11 septembre 2001 à 8h30, à destination de Los Angeles. Aux commandes se trouvaient Tom Manello et le premier officier Carol Timmons.

Le vol 23 fut retardé, mais finalement placé dans la file d’attente pour le décollage derrière d’autres avions.

Pendant ce temps, le premier et le second avion détournés frappaient les tours WTC1 et 2, respectivement à 8h46 et 9h03.

Apparemment les pilotes du vol 23 ont entendu un autre pilote, qui partageait la même fréquence, dire qu’un avion s’était crashé contre le World Trade Center. Après une longue attente, le pilote Tom Mannello a arrêté les moteurs et a dit aux passagers qu’un problème mécanique les retenait au sol.

Il ne fallut pas longtemps avant que le vol 23 ne reçoive sa première alerte d’un employé de la sécurité de United Airlines.

Le dispatcher d’United Airlines, Ed Ballinger, a commencé à relayer des messages aux avions dont il avait la charge – 16 vols au total, dont les vols 23 et 93 d’United Airlines – dès qu’il a eu connaissance de ce qui était en train de se passer.

L’audition de Ballinger par la Commission d’enquête sur le 11-Septembre, archivé sous le nom de “Memorandum for the Record #040200009”, indique qu’il a envoyé une série d’alertes aux avions qu’il contrôlait (Voir document PDF ici). Le détail horaire ci-dessous concerne les alertes transmises au vol 23 d’United Airlines par Ballinger :

•9h12 : message reçu stipulant qu’un processus d’“arrêt au sol de tous les avions” était en cours.
•9h20 : “Prenez garde à toute intrusion dans le cockpit… deux avions à New York on frappé le World Trade Center”.
•9h24 : “Prenez garde à toute intrusion dans le cockpit… deux avions à New York on frappé le World Trade Center”.
•9h32 : “Alerte maximale de sécurité. Sécurisez le cockpit.”

Les pilotes du vol UA23 ont tenu compte de l’alerte de Ballinger. Le premier officier Carol Timmons a commencé à barricader la porte à l’aide des bagages présents dans le cockpit, tandis que le pilote Tom Manello s’est saisi de la barre de métal prévue en cas de crash comme arme défensive.

Le capitaine Manello a relayé les avertissements à l’équipage, interdisant d’ouvrir la porte du cockpit : « Aucune exception ! » Peu après, le cockpit a reçu un appel d’une hôtesse déclarant qu’elle pensait qu’il était “inhabituel” d’avoir un groupe de quatre Arabes en première classe. Les avertissements de Ballinger au vol 23 ne contenaient , bien sûr, aucune spécificité quant à l’apparence physique de ceux qui avaient détourné des avions.

La fumée du World Trade Center était visible depuis les avions. L’aéroport JFK a été déclaré en état d’urgence et fermé tandis que le vol 23 était septième dans la file en attente de décollage. Les pilotes, ayant déjà reçu les alertes de Ballinger et l’appel de l’hôtesse, ont annoncé qu’ils retournaient à la porte d’embarquement.

Alors que l’avion retournait à la porte, les personnes de type « moyen oriental » se sont levées pour discuter entre elles, refusant de retourner s’asseoir à leurs sièges comme l’ordonnait le personnel navigant. Une dispute s’engagea entre ces hommes et les membres du personnel, immédiatement suivie d’un appel à la sécurité de l’aéroport. Il est rapporté que les individus ont insisté sur le fait qu’ils “devaient prendre cet avion”.

Les fonctionnaires en charge de la sécurité partirent apparemment à la rencontre de l’avion revenu à sa porte d’embarquement, mais se montrèrent incapables d’appréhender les hommes en question. L’aéroport JFK était en train d’être évacué et peut-être y régnait-il un certain chaos : le flux des passagers à gérer avait semble-t-il permis aux hommes de s’échapper sans qu’il leur soit posé de questions. Ces individus n’ont jamais été revus, d’après ce que nous savons.

Ed Ballinger s’était rendu compte de ce qui se tramait et avait commencé à prendre des précautions bien avant que les fonctionnaires fédéraux n’aient totalement compris ce qui se passait le 11-Septembre. Grâce à ses actions, on estime qu’il a sauvé le vol UA23 d’un détournement potentiel et il a aussi su alerter le vol 93 avant que ses pilotes ne perdent le contrôle de l’avion.

Un bagage non réclamé

Bien que les suspects soient parvenus à s’échapper dans la foule lors de l’évacuation chaotique de JFK, ils avaient peut-être laissé quelque chose derrière eux.

Les fonctionnaires de police ont cherché à savoir si des bagages du vol 23 n’avaient pas été réclamés. Certains sacs contenaient apparemment “Un Coran, des instructions écrites d’al-Qaïda et de faux documents d’identité”, et selon certains articles de presse et le livre “Touching History” (pages 102 à 105) de Lynn Collins, également des cutters.

La chaîne de télévision History Channel a diffusé une émission en 2005 qui confirme cet inventaire. L’émission portait sur les contrôleurs aériens le 11-Septembre, il était intitulé “Grounded on 9/11 (Interdit de vol le 11-Septembre)” et contenait la séquence suivante [Voir vidéo]

Le FBI a obtenu le dossier de la liste des passagers (Passenger Manifest)(*)du vol 23, partant du principe que les passagers en question avaient acheté leur billet à l’avance.(**)

Les jours suivants

L’événement qui suit mérite d’être mentionné, bien que les responsables, y compris ceux du FBI, nient qu’il ait un quelconque lien avec le vol 23 ou les attentats du 11-Septembre.

Le 13 septembre [2001], alors que le trafic aérien était en train de reprendre pour la première fois depuis le 11, un groupe d’hommes a été arrêté à JFK.

Quatre hommes ont apparemment été retenus au départ d’un vol pour Los Angeles en possession de billets pour le mardi 11 septembre. Les comptes-rendus diffèrent légèrement sur certaines spécificités, suggérant des erreurs, mais comme dirait Peter Jennings “quelque chose était en train de se passer”. Voir vidéos ici, ici, ici et ici.

Un autre reportage de Fox News daté du 14 septembre 2001 apporte plus de détails :

“Jeudi, selon une source de l’aviation civile, un homme a présenté au comptoir un ticket pour le vol de mardi à destination de Los Angeles, mais a dit aux employés qu’il avait changé d’avis et souhaitait maintenant se rendre à San José.

Le personnel au comptoir de vente a eu quelques soupçons, mais a changé le billet et alerté un superviseur qui, à son tour, l’a notifié aux autorités aéroportuaires. Les autorités ont suivi l’homme jusqu’à la porte d’embarquement, où il a passé les contrôles de sécurité, y compris les détecteurs de métaux. Il a ensuite été stoppé par la sécurité à la porte d’embarquement.


Juste après, trois autres hommes sont arrivés à JFK et ont embarqué à bord du vol 133 d’American Airlines pour Los Angeles. Quelques minutes plus tard, les fonctionnaires de police sont secrètement montés à bord de l’avion dans un chariot repas, d’après la source de l’aviation civile.Les fonctionnaires, armes à la main, ont ensuite sorti les trois hommes de l’avion. ”

Les rapports sur cet incident survenu à JFK ont été nombreux, mais peut-être pas reliés au vol 23 du 11-Septembre.

Les responsables fédéraux ont, semble-t-il, relâché tous les suspects, et n’ont trouvé aucun lien avec le 11-Septembre ou le vol 23.


C’est là qu’interviennent Joe Biden et son revirement en 24 heures, suite à une interview maladroite donnée à Peter Jennings.

Le 13 septembre, Joe Biden fait référence aux individus arrêtés comme à une “seconde équipe” lors d’une interview avec Peter Jennings. Biden sous-entend qu’il ne peut pas “révéler certaines choses” qu’il sait à propos des arrestations, bien que lors de cette interview son sujet principal soit un accroissement du budget des agences de renseignement. [Voir vidéo ici]

Le lendemain même, le 14 septembre, le magazine USA Today a rapporté une histoire citant les propos de Joe Biden interviewé par CNN :

“Le Sénateur Joseph Biden, titulaire d’une chaire au Comité des Relations étrangères du Sénat, a déclaré sur CNN que les arrestations étaient basées sur des suspicions de liens entre ces hommes et les attaques de mardi contre le World Trade Center et le Pentagone.

Un homme a été arrêté, car il s’est montré agressif, tandis que les autres ont été détenus et interrogés puis relâchés, selon le chef de cabinet du Sénateur, Alan Hoffman.

Biden a expliqué qu’il existait des raisons à ces suspicions. On pensait à l’origine qu’un homme voyageait avec un faux brevet de pilote. Biden a déclaré que l’homme était un pilote, mais qu’il avait aussi en sa possession des papiers d’identité de son frère.

Biden a dit : “Il se trouve que son frère avait vécu dans un complexe immobilier à Boston où certaines de ces personnes s’étaient effectivement rendues”.

“D’autres se rendaient à une conférence de la compagnie Boeing, soit parce qu’ils travaillaient pour le fabricant d’avions, soit parce qu’ils y étaient invités”, a ajouté Biden.

“Les gens à l’aéroport ont pensé : ‘Ne serait-ce pas une fausse équipe de vol ?’, mais ce ne l’était pas.”

Cette réponse claire et limpide contraste fortement avec son commentaire de la veille face à Peter Jennings. Il semblerait que finalement, selon ses déclarations sur CNN, il ne disposait pas d’informations crédibles pouvant étayer ses propos tenus durant l’interview de Jennings, et cela a soulevé des questions sur les véritables motivations de Joe Biden à agir ainsi.

À l’inverse, si Joe Biden était en train de fournir à CNN une « version officielle » sur l’affaire qu’il avait lui-même révélée la veille chez Peter Jennings, quelle en était la raison?

Pas de réponse

Dix ans après les attentats du 11-Septembre, et après le récent assassinat d’Oussama Ben Laden, il y a tant de choses que nous ignorons. Où pourraient nous mener ces informations ?
•aux noms des passagers de première classe et de tous les passagers du vol 23 ?
•à l’ensemble des personnes ayant réservé leur place sur le vol 23 ?
•à tout ce qui a été trouvé dans les bagages du vol 23 d’ United ?
•aux résultats de l’enquête du F.B.I. sur le vol 23 de United?
•aux images de vidéosurveillance de l’aéroport recueillies et archivées pour l’identification des suspects ?
•à des noms de passagers du vol 23 figurant sur d’autres listes de vigilance du FBI ?
•aux raisons pour lesquelles le rapport final de la commission d’enquête ne mentionne pas le vol 23 ?
•aux détails sur les arrestations du 13 septembre à l’aéroport JFK ?
•au détail des noms des personnes arrêtées le 13 à JFK ?
•à ce que les personnes arrêtées le 13 à JFK avaient en leur possession ?
•à ce que Joe Biden savait réellement de ce qui s’était passé le 13 à JFK ?

Carol Timmons récemment promue

Dans les informations plus récentes, on découvre que le premier officier du vol 23 d’United Airlines, Carol Timmons, a été la première femme promue Général de la Garde nationale aérienne de l’État du Delaware. [Voir vidéo]

Cette promotion est intervenue juste après les dernières discussions concernant le vol 23 d’United Airlines. Beaucoup n’ont pas d’avis particulier sur le vol 23, certains pensent qu’il s’agit d’un mythe ou de mauvaises informations à l’époque, d’autres enfin l’appellent une légende urbaine.

Un article d’actualité paru dans la version en ligne du journal du Delaware (Delaware Journal) a été mentionné par Jan Ting du NewsWorks pour expliquer pourquoi il avait changé d’avis et pensait maintenant que l’incident du vol 23 d’United Airlines le 11-Septembre s’était effectivement produit. Le lien vers l’article original diffusé par Ting dans son récit ne fonctionne plus.

Par chance, l’archiviste de MilitaryHeritage.org a sauvegardé l’histoire intégrale, accompagné d’un bref portrait de Carol Timmons, car il apparaît que l’original a été supprimé des archives de la version en ligne du journal du Delaware. L’article cité par Ting a été écrit par Jeff Montgomery et Adam Taylor et intitulé ““Delaware Air National Guard piloting historic course (La Garde nationale du Delaware change le cours de l’Histoire)” et publié le 15 mai 2011.

Brian Romanoff

"Kill Bin Laden", un film déjà polémique

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Le projet cinématographique mené par Kathryn Bigelow («Démineurs») consacré à la traque d'Oussama Ben Laden devrait arriver en salle le 12 octobre 2012. Juste à temps pour la présidentielle américaine. De quoi susciter la colère des Républicains, qui redoutent que le film ne présente Barack Obama sous un jour outrageusement favorable.

Hollywood s'est invité à Washington ces derniers jours. Une polémique est née autour du prochain film de Kathryn Bigelow, oscarisée pour «Démineurs» et actuellement en train de travailler sur un projet racontant la traque et la mort d'Oussama Ben Laden. Probablement intitulé «Kill Bin Laden», le film a de quoi inquiéter les Républicains. D'abord, parce qu'il a pour thème la principale réussite du mandat de Barack Obama. Ensuite et surtout parce que sa sortie est programmée pour le 12 octobre 2012, selon «Deadline», soit à quelques jours de l'élection présidentielle américaine.

La polémique a commencé avec une chronique de la célèbre éditorialiste du «New York Times», Maureen Dowd. Dimanche 7 août, elle affirme que la Maison-Blanche attend beaucoup de «Kill Bin Laden». «Le film reflètera sans nul doute la décision réfléchie et courageuse du président face à l'incertitude», souligne-t-elle, avant de noter que la date de sortie est parfaitement choisie pour donner un coup de pouce à la campagne du président démocrate. Mais la journaliste va plus loin: elle affirme que l'exécutif a accordé des faveurs aux producteurs du film. «L'équipe du film bénéficie d'un accès privilégié à la mission la plus classifiée de l'histoire de cette administration», affirme-t-elle. Pour Maureen Dowd, la Maison-Blanche a «sous-traité à Hollywood le boulot de renforcer l'image du président». L'accusation n'a pas échappé aux Républicains.

Soumettre le film à l'approbation de l'armée et de la CIA

Le représentant républicain de l'Etat de New York, Peter T. King, s'est fendu d'une lettre à destination de la CIA et du département de la Défense, afin de se renseigner sur les circonstances dans lesquelles travaillent Kathryn Bigelow et son équipe. Dans sa missive, publiée par «Deadline», l'élu demande par exemple si le film sera soumis à l'armée et à la CIA avant sa sortie en salles, afin de déterminer s'il ne présente pas le risque de révéler de trop nombreuses informations sur les méthodes utilisées par la Navy SEAL Team 6 pour abattre l'homme le plus recherché de la planète. Si le cas de «Kill Bin Laden» est sensible, il n'est pourtant pas rare que l'armée travaille de très près avec Hollywood, par exemple pour des films tels que «Pearl Harbor» ou «Top Gun». Il n'est pas rare aussi que les militaires rechignent à apporter leur soutien à des projets qu'ils jugent trop critiques: en tournant «Apocalypse Now», Francis Ford Coppola avait dû recourir à du matériel militaire philippin.

Les inquiétudes et les accusations portées par l'opposition ont évidemment contraint la présidence à réagir. Le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, a qualifié de «ridicules» les allégations de Peter T. King, qui est également président de la commission sur la Sécurité intérieure. «On peut espérer qu'alors que nous faisons face en permanence à la menace terroriste, la commission a des choses plus importantes à débattre qu'un film», a-t-il taclé. Reste que la polémique a tellement enflé qu'elle a contraint la réalisatrice elle-même à expliquer ses intentions.Kathryn Bigelow et Marc Boal, le producteur, assurent dans une déclaration commune que «les efforts collectifs de trois administrations» dans la traque de Ben Laden étaient intégrés au scénario. La mort de Ben Laden, écrivent-ils encore, «fut un triomphe américain, à la fois héroïque et non-partisan. Rien ne ne permet d'affirmer que notre film présentera autrement cette gigantesque victoire.» Reste qu'il n'est pas sûr que ces belles déclarations de patriotisme suffisent à calmer les adversaires de Barack Obama.

Paris Match

L’absence du Stratcom le 11 septembre 2001

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Une étrange coïncidence de plus dénichée par le chercheur Shoestring : en marge des dizaines d’exercices militaires en cours le 11-Septembre et dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises, il se trouve que le Centre de commandement stratégique des USA (STRATCOM) situé sous la base militaire d’Offutt recevait précisément le 11 septembre 2001 au matin la visite d’un groupe emmené par le milliardaire Warren Buffet. Cela tiendrait de l’anecdote si l’une des conséquences de cette visite n’avait pas été de vider le Centre de commandement de son personnel exactement au moment des attentats. Voici plus de détails sur cette affaire.


Tour de contrôle du Stratcom à la base d’Offutt




Il a été établi qu’au moment où les attentats du 11 septembre ont débuté, le commandement stratégique des Etats-Unis (STRATCOM) effectuait un exercice d’entraînement annuel majeur dénommé Global Guardian. Le STRATCOM est responsable de la préparation des forces nucléaires des Etats-Unis, et l’exercice visait à tester sa capacité à mener une guerre nucléaire, et est décrit comme "l’un des nombreux exercices Armageddon" que l’armée américaine mène régulièrement.[1]

Certaines questions ont surgi concernant la possibilité que cet exercice ait pu amoindrir la capacité de réponse militaire à la crise, en particulier en ce qui concerne le personnel de la base de l’Air Force d’Offutt, située près d’Omaha dans le Nebraska, où est basé le STRATCOM. L’exercice Global Guardian n’a été annulé qu’après 9h03, lorsque la 2e tour du WTC a été touchée.[2] En fait, certains rapports suggèrent une heure plus tardive, postérieure à 9h37, quand le Pentagone a été frappé à son tour.[3] Ainsi se pose la question suivante : le personnel militaire pourrait-il avoir confondu des éléments concernant les attaques réelles avec d’autres liés à cet exercice ? Et par conséquent, des ressources vitales qui auraient pu contribuer à stopper les attaques ont-elles été rendues indisponibles du fait de l’exercice Global Guardian en cours ?

D’autres faits indiquent que l’efficacité du STRATCOM a pu être amoindrie plus tard dans la matinée. Paradoxalement, cette obstruction supplémentaire est venue de la préparation pour un événement charitable : une collecte de fonds.

LE "OMAHA CLASSIC"

Le 11 septembre 2001 se trouve être le jour que le multimilliardaire Warren Buffet (ci-contre) avait fixé pour organiser son événement annuel de charité consacré au golf et au tennis, le Omaha Classic.[4] Comme le Omaha World-Herald l’a rapporté, « les attaques de ce mardi matin se sont produites alors qu’un groupe de visiteurs s’apprêtait à visiter le centre de commandement souterrain du STRATCOM », qui se trouve au-dessous de la base de l’Air Force d’Offutt. Ce groupe était « en ville pour le IXième tournoi annuel de golf ‘Classic Buffet’ », qui « attire de puissants groupes d’affaires et des médias de tout le pays. » Il était prévu que le groupe visite le Centre de commandement et y assiste à une séance d’information correspondant à une mission non classifiée.[5]



Pour cette raison, avant que les attentats de New York se produisent, « les membres du personnel avaient quitté le Centre de commandement en prévision de la visite de ce groupe. » Par ailleurs, « une partie du groupe se trouvait déjà au STRATCOM, prenant le petit-déjeuner avec le commandant en chef d’alors, Richard Mies. » Ce n’est qu’après 9 h 03, lorsque la seconde tour du World Trade Center a été touchée, que « Mies a dû s’excuser auprès du groupe. » Et ce fut seulement après que la visite du groupe « eut été annulée », que « le personnel militaire est retourné dans le Centre de commandement[6]. ». En d’autres termes, au moment où les membres du personnel de combat du STRATCOM étaient le plus nécessaires, ceux-ci avaient tout simplement quitté le Centre de commandement. Et alors que le commandant en chef du STRATCOM était requis pour défendre son pays, il prenait le petit déjeuner avec un groupe de personnalités.

Le centre de commandement souterrain



Bien que l’effet de l’absence de Mies et des membres du personnel opérationnel sur la capacité du STRATCOM à répondre efficacement aux attaques du 11/9 n’ait pas été évalué, le Centre de commandement souterrain où ils auraient dû se trouver possède des capacités importantes qui auraient pu, sans aucun doute, être d’une grande utilité. Le Centre de commandement est un vaste bunker qui ressemble à un théâtre, 20 mètres au-dessous d’Offutt, et est doté de systèmes de communication sophistiqués. Le Lincoln Journal Star l’a décrit comme "un centre névralgique militaire qui recueille et évalue les informations de haute technologie ‘des yeux et des oreilles à travers – et au dessus du monde."[7] Selon le site Web du STRATCOM, le contrôleur principal du Centre de commandement avait "une ligne directe vers le Centre de commandement militaire national à Washington, DC, et vers d’autres grands centres de commandement." Ce système de communication, appelé le Joint Chiefs of Staff Alerting Network (Réseau d’alerte du Commandement unifié), donne au commandant en chef du STRATCOM (en l’occurrence l’amiral Mies) la capacité de "prendre contact rapidement avec le président, le secrétaire à la Défense, le Chef d’Etat-Major Unifié (Joint Chiefs of Staff), et d’autres commandants." Par ailleurs, "grâce à des satellites et aux réseaux radio (VLF, LF, UHF et HF), le Centre de commandement peut communiquer avec les appareils en vol dans n’importe quelle partie du monde. Un des rôles essentiels de ces réseaux est de communiquer les ordres de l’autorité nationale de commandement [à savoir le Président et secrétaire à la Défense] aux forces en alerte. "Bien que seul le président américain puisse commander des frappes nucléaires, le commandant en chef du STRATCOM peut lancer des avions pour la survie."[8]

Le Centre de commandement possédait huit écrans vidéo massifs fixés au mur. Après que Richard Mies (ci-contre) soit finalement revenu de son petit-déjeuner, ils ont été "utilisés pour l’analyse des données" et lui ont fourni "les dernières informations sur le drame en cours."[9] Plus tard dans la journée, aux alentours de 14 h 50, le président Bush est arrivé à Offutt. A cette époque, les rapports nous disent que le personnel opérationnel du STRATCOM était en train de "surveiller le ciel des Etats-Unis", et de "suivre un avion de ligne commercial" soupçonné d’avoir été détourné "de sa route entre l’Espagne et les États-Unis."[10] Nous pouvons en déduire, par conséquent, que les capacités du Centre auraient pu être utilisées beaucoup plus tôt, lorsque les attaques ont commencé. Pourtant, à cet instant, le Centre de commandement était apparemment désert.



A ce jour, nous avons peu de réponses sûres, et de nombreuses questions. Est-ce que tout le personnel du Centre de commandement a quitté celui-ci avant l’arrivée des visiteurs, ou seulement une partie de celui-ci ? A quel moment exactement était-il revenu dans le Centre pour reprendre ses fonctions de manière efficace ? Quelles furent les conséquences exactes de l’absence de Richard Mies ? Quelles sont précisément les capacités du STRATCOM vis-à-vis du type d’attaques qui ont eu lieu le 11/9 ? La Commission d’enquête sur le 11/9 ne semble avoir étudié aucune de ces questions cruciales. Pourtant, alors que nous n’avons que peu de réponses, une chose est déjà claire : tout cela semble extrêmement suspect.

Shoestring



Notes de l’auteur :
1.William Arkin, "The Beat Goes On". Bulletin of the Atomic Scientists, Novembre 1, 1997; ». Inside Stratcom le 11 septembre Exercice Offutt pris Real-Life Twist" Joe Dejka, Omaha World-Herald, 27 Février , 2002.
2.Margo Bjorkman, "Garde météo et des réservistes Activer."Air force Météo Observateur,Juillet / Août 2002 , Joe Dejka ». Lorsque Bush est arrivé, Offutt détecté History in the Making" Omaha World-Herald, Septembre 8 mai 2002.
3.Joe Dejka, "Inside Stratcom le 11 septembre Exercice Offutt pris Real-Life Twist»; Dan Verton,Black Ice: la menace invisible de cyber-terrorisme. New York: Osborne / McGraw-Hill, 2003, p. 143-144 .
4.Shim Grace, "Warren Buffet, d’autres parlent sur ​​le terrorisme à Omaha, au Nebraska, de l’événement."Omaha World-Herald,12 Septembre, 2001 ; Stephen Buttry », derniers mots, dernières heures avant tout a changé." Omaha World- Herald, Septembre 10 mai 2002.
5.Joe Dejka, "Inside Stratcom sur septembre Exercice 11 Offutt pris Real-Life Twist".
6.Ibid.
7.Don Walton, "Nelson, Stenberg sur les armes nucléaires».Lincoln Journal Star,Octobre 25, 2000 ; Joe Ruff, «Stratcom Commander: Elargir la mission est de combattre le terrorisme." Associated Press, Février 21, 2002 .
8.«Strategic Command Centre de commandement." Strategic Command américain, Juin 22, 2001 .
9.Joe Dejka, "Inside Stratcom le 11 septembre Exercice Offutt pris Real-Life Twist".