"Le mensonge et la crédulité s'accouplent et engendrent l'Opinion" Paul Valéry

1 août 2019

Hamza Ben Laden a été neutralisé


De la vingtaine d'enfants qu'a eu Oussama Ben Laden, Hamza Ben Laden, le quinzième, était le chouchou d'Oussama Ben Laden présenté comme son héritier à la tête d'Al-Qaïda. Les Etats-Unis ont contribué à l'opération visant à l'éliminer, selon des informations diffusées mercredi par le New York Times et la chaîne NBC.

Le New York Times affirme que les Etats-Unis ont "eu un rôle" dans l'opération au cours de laquelle Hamza Ben Laden, considéré comme un dirigeant clé d'Al-Qaïda, a été tué. Le quotidien cite deux responsables américains.

Premier média à révéler cette possible élimination, NBC avait indiqué un peu plus tôt que Washington disposait d'informations de services de renseignement attestant de la mort de Hamza Ben Laden, s'appuyant sur trois responsables anonymes. "Je ne veux pas faire de commentaire là-dessus", a répété à deux reprises le président Donald Trump, interrogé mercredi par des journalistes sur cette information de NBC.

Les deux médias n'ont pas de détails sur la date, le lieu ou les circonstances du décès. Selon le New York Times, il est intervenu dans les deux dernières années, mais les Américains ont mis du temps à le confirmer.

Liste noire

Hamza Ben Laden est considéré comme le fils préféré - voire le successeur désigné - d'Oussama Ben Laden, le fondateur du réseau à l'origine des attentats du 11 septembre 2001. Le jeune homme d'une trentaine d'années figure sur la liste noire américaine des personnes accusées de "terrorisme".

Washington avait offert en février une récompense pouvant atteindre un million de dollars pour toute information permettant de le retrouver. Hamza Ben Laden est souvent considéré comme le "prince héritier du djihad". Des documents, dont des lettres révélées par l'AFP en mai 2015, montrent qu'Oussama Ben Laden le destinait à lui succéder à la tête du jihad mondial anti-occidental.

Parmi des archives du chef djihadiste saisies lors du raid américain de 2011 au cours duquel il a été tué au Pakistan, et dévoilées fin 2017 par la CIA, figure par ailleurs une vidéo du mariage de son fils Hamza, apparemment en Iran, dont on a ainsi découvert les premières images à l'âge adulte.

Hamza Ben Laden avait été déchu en mars de sa nationalité saoudienne. Rita Katz, la directrice de SITE Intelligence Group, un groupe spécialisé dans la surveillance des mouvements djihadistes , a noté mercredi qu'Al-Qaïda n'avait pour l'instant «ni commenté ou confirmé» les informations sur la mort de Hamza Ben Laden.

ATS

24 juillet 2019

Un geste fort pour les victimes du 11-​​Septembre


Le Sénat américain a approuvé mardi à la quasi-unanimité la prolongation du fonds d'indemnisation des victimes des attentats du 11 septembre 2001. Le texte doit encore être ratifié par le président américain Donald Trump.

Déjà approuvé par la chambre des représentants, le projet de loi visant à étendre jusqu'en 2090 le mandat du «Victim Compensation Fund» a recueilli 97 voix pour et 2 contre au Sénat. Sa ratification, attendue, doit refermer un chapitre douloureux pour les rescapés du 11 septembre et les proches de victimes, contraints de venir régulièrement réclamer au congrès le renouvellement du fonds d'indemnisation, sur le point de se tarir.

La cause avait notamment été défendue par l'ancien animateur vedette du «Daily Show» Jon Stewart, qui avait livré en juin, accompagné de secouristes, un poignant plaidoyer face aux parlementaires américains.

Fumées toxiques

«Je remercie le Congrès d'avoir reconnu la bravoure et les sacrifices des 200 pompiers de New York morts depuis le 11 septembre et des milliers d'autres qui luttent toujours aujourd'hui contre la maladie», a réagi dans un communiqué le chef des pompiers de New York.

Les attentats du 11 septembre ont fait directement près de 3000 morts, pour la plupart à Manhattan, dans l'effondrement des tours jumelles du World Trade Center, et plus de 6000 blessés. Mais des milliers d'autres personnes ont ensuite souffert de maladies, notamment de cancers, parfois liés aux fumées toxiques qui ont recouvert le quartier de Wall Street pendant plusieurs semaines après les attentats.

ATS

Le Pakistan a aidé la CIA à trouver Ben Laden




Les services secrets pakistanais ont fourni à la CIA la piste qui a permis de trouver et de tuer le fondateur d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden, a indiqué lundi le Premier ministre pakistanais Imran Khan, en visite aux Etats-Unis, lors d'un entretien à la chaine Fox News.

«C'est l'ISI (la principale agence d'espionnage pakistanaise) qui a donné l'information qui a permis (aux américains) de localiser Oussama Ben Laden», a-t-il ajouté. «Si vous interrogez la CIA, (vous verrez que) c'est l'ISI qui a fourni l'emplacement initial grâce aux données téléphoniques.»

Le Pakistan avait jusqu'à présent réfuté avoir livré la moindre information sur le chef historique d'Al-Qaïda traqué sans relâche durant des années et tué le 2 mai 2011 par les forces spéciales américaines dans une maison de la ville-garnison d'Abbottabad, à une centaine de kilomètres au nord de la capitale pakistanaise Islamabad.

Héros au Pakistan

Cependant, le général pakistanais à la retraite Asad Durrani, patron de l'ISI entre 1990 et 1992, avait suggéré dans un ouvrage paru en 2018 que le Pakistan avait probablement indiqué à Washington où se cachait le chef d'Al-Qaïda, «tout en feignant l'ignorance» car «coopérer avec les Etats-Unis pour une personne vue par beaucoup au Pakistan comme un héros aurait pu embarrasser le gouvernement».

Imran Khan est en visite à Washington où il a rencontré le président américain Donald Trump dimanche pour tenter de resserrer les liens entre deux pays alliés mais aux relations souvent houleuses. Il s'agit de la première visite à la Maison Blanche pour l'ancien champion de cricket depuis son élection à la tête du Pakistan il y a presque un an.

AFP