lundi, 28 mai 2012

Le cas des terroristes manquants


José Rodriguez, CIA


S’il y avait des terroristes réels, José Rodriguez serait mort.

Qui est José Rodriguez ? C’est le criminel qui a géré le programme de torture de la CIA. La vaste majorité de ses victimes ne furent pas des terroristes ni mêmes des insurgés. La plupart furent de pauvres bougres kidnappés par des seigneurs de la guerre et vendus aux Américains comme “terroristes” pour toucher la récompense promise.

Si l’identité de Rodriguez était auparavant un secret, elle ne l’est plus. Il est apparu sur l’émission de CBS “60 Minutes” prenant à son crédit le fait d’avoir torturé des musulmans et utilisé l’information soi-disant obtenue pour tuer les chefs d’Al-Qaïda. Si les terroristes étaient vraiment le problème que la sécurité de la patrie (NdT : le DHS ou la Stasi, Securitate du pays du goulag levant), le FBI et la CIA disent qu’ils sont, le nom de Rodriguez serait un nom à rayer sur la liste d’élimination des terroristes. Il serait déjà dans sa tombe.
De même le serait John Yoo (ci-contre), qui écrivît le memo du ministère de la justice (sic) donnant le feu vert pour torturer et ce malgré qu’à la fois la loi états-unienne et la loi internationale aient banni la torture. Apparemment, Yoo, un professeur à la faculté de droit de Boalt de l’université Berkeley de Californie, était ignorant de la loi américaine et de la loi internationale. Il en va de même pour le ministère de la justice (sic).

Notez que Rodriguez, “le tortionnaire des musulmans”, ne doit pas se cacher. Il peut aller sur les chaînes de télévision nationales, révéler son identité, et révéler ses succès à torturer et massacrer des musulmans. Il n’a aucune protection des services secrets et serait une cible très facile pour des assassins terroristes si efficaces paraît-il, qu’ils ont perpétrés le 11-Septembre.

Une autre cible facile pour être assassiné serait l’ancien ministre de la défense Donald Rumsfeld, qui bourra le Pentagone de va-t-en guerre néoconservateurs tels que Paul Wolfowitz et Douglas Feith, qui à leur tour concoctèrent la fausse information utilisée pour justifier l’invasion de l’Irak et de l’Afghanistan. Rumsfeld lui-même déclara les membres d’Al-Qaïda comme étant les plus vicieux et les tueurs les plus dangereux de la planète. Et pourtant, Rumsfeld, Wolfowitz, Feith, Richard Perle ainsi que les propagandistes néoconservateurs des médias tels William Kristol et Max Boot, se promènent tous depuis des années non protégés sans avoir été inquiétés par des terroristes qui chercheraient à venger le million plus de musulmans tués en assassinant les responsables.

Condi Rice, Colin Powell, qui fît le discours mensonger à l’ONU pour lancer l’invasion de l’Irak et Dick Cheney, dont la protection plus que minimale par les services secrets ne serait en aucun cas un problème dans l’hypothèse d’une tentative d’assassinat déterminée ; tous ces gens profitent de la vie sans être molestés par des terroristes.

Vous rappelez-vous du jeu de cartes que le régime Bush avait fait faire avec les visages des responsables irakiens ? Si les terroristes avaient un jeu de carte similaire, tous les noms cités ci-dessus seraient des cibles de la plus haute importance. Et de fait, il n’y a eu aucune tentative d’assassinat sur aucun d’entre eux.

Bizarre non, qu’aucune de ces personnes ne soient sujette à une menace terroriste. Pourtant, les machos, durs à cuire des commandos marines qui ont soi-disant tués Oussama Ben Laden doivent avoir leur identité cachée afin qu’ils ne deviennent pas des cibles pour les terroristes. Ces supermen américains, tueurs hautement entraînés eux-mêmes, n’osent pas montrer leurs visages, mais Rodriguez, Rumsfeld et Condi Rice se baladent sans être inquiétés.

De fait, les vies de ces commandos sont tellement en danger, que le président Obama a abandonné l’énorme avantage en relations publiques et le bénéfice politique que représente une cérémonie de décoration à la Maison Blanche avec ces commandos marines héroïques. Cela est très certainement une étrange attitude venant d’un politicien. Quelques semaines après la soi-disant élimination de Ben Laden, la même unité de commandos marines, ou la vaste majorité d’entre baeux, est décimée dans un crash d’hélicoptère en Afghanistan.

Si vous étiez un terroriste musulman cherchant à vous venger des crimes de Washington, essaieriez-vous de passer clandestinement une bombe dans votre slip ou vos chaussures afin de faire sauter un avion de ligne rempli de gens dont la seule responsabilité qu’ils ont de la guerre de Washington contre les musulmans est qu’ils croient la propagande de cette dernière ? Si vous vouliez même faire sauter des innocents, ne placeriez-vous pas votre bombe au milieu de la grande foule en attente de passer la sécurité de l’aéroport ainsi au passage, tuant quelques membres de la TSA avec les passagers ? Des terroristes pourraient coordonner leurs attaques, touchant simultanément dans la même minute un vaste nombre d’aéroports à travers les Etats-Unis. Ceci serait vraiment de la terreur ; de plus cela poserait un problème insoluble à la TSA : comment contrôler les gens avant même qu’ils ne soient contrôlés par la sécurité ?

Ou des attaques coordonnées dans des centres commerciaux ou des stades ?

Pourquoi des terroristes, si tant est qu’ils existent, s’embêteraient à tuer des gens alors qu’il est facile de causer un chaos total sans les tuer ? Il y a un bon nombre de sub-stations électriques non gardées. Des régions entières du pays pourraient être fermées. Une des méthodes les plus simples et effective pour causer le plus de troubles serait de larguer de grandes quantités de clous sur la chaussée aux heures de pointes à New York, Boston, Washington DC, Atlanta, Dallas, Chicago, Los Angeles, San Francisco. Vous voyez le tableau : des milliers et des milliers de voitures incapacitées avec les pneus crevés bloquant les artères principales pendant des jours.

Avant que certains lecteur ne m’accusent de donner des idées aux terroristes, demandez-vous si des gens aussi intelligents pour avoir soi-disant planifié et perpétré le 11 Septembre, ne pourraient pas penser à de telles tactiques si simples, qu’ils pourraient effectuer sans grandes difficultés pour déjouer des systèmes de sécurité ou pour tuer un grand nombre de personnes innocentes ? Mon point de vue n’est pas ce que devraient faire les terroristes, s’ils existent vraiment. Mon avis est que l’absence d’actes de terrorisme faciles à faire suggère que la menace terroriste est plus une invention que la réalité. Et pourtant, nous avons un système de sécurité des plus intrusif qui n’a apparemment aucune fonction si ce n’est que d’exercer un pouvoir plus contraignant sur les citoyens américains.

Au lieu de vrais terroristes perpétrant des complots faciles, nous avons des “complots terroristes” rêvés par des agents du FBI et de la CIA, qui ensuite recrutent quelques pauvres hères naïves à moitié démentes, les soudoyant d’argent et d’images héroïques pour elles-mêmes, leur donnant à la fois le fil conducteur du complot et les faux explosifs. Ceci est appelé de l’arnaque, sans l’être. Elles sont orchestrées par nos propres agences de sécurité, qui produisent de faux complots terroristes, qui sont ensuite éventés par les mêmes agences de sécurité qui ont pondu les complots.

L’annonce faite par Washington est toujours : “le public ne fut jamais en danger”. Quel complot ! Nous n’avons jamais été mis en danger par aucun d’entre eux, mais les aéroports ont été en alerte orange depuis 11 ans et demi.

Le système judiciaire fédéral et les jurys conditionnés traitent ces complots concoctés comme de véritables menaces à la sécurité des Américains et ce malgré les annonces du gouvernement que le public n’a jamais été en danger.

Les annonces de ces complots “déjoués” maintiennent le public lobotomisé tranquille et docile, plus servile pour plus de fouilles intrusives, d’espionnage sans mandat, d’augmentation d’un état policier irresponsable et de guerres sans fin.

La “guerre contre la terreur” est une escroquerie, qui a été utilisée avec succès pour détruire la constitution des Etats-Unis et pour compléter la transformation de la loi d’un bouclier pour les citoyens en une arme aux mains de l’état. En détruisant l’Habeas Corpus, le droit à une procédure judiciaire et un procès, et la présomption d’innocence, la “guerre contre la terreur” a de fait détruit notre sécurité


Paul Craig Roberts


Le Dr Paul Craig Roberts est le père de la Reaganomics et l’ancien chef de la politique au Département du Trésor. [NdT. Le ministre français de l'économie et des finances, Édouard Balladur, reconnaissant ses compétences, lui décerne la Légion d'honneur en 1987.] Il est chroniqueur et a été précédemment rédacteur pour le Wall Street Journal. Son dernier livre, "How the Economy Was Lost: The War of the Worlds" (Comment l’économie a été perdue : la guerre des mondes), détaille les raisons de la désintégration des Etats-Unis.

mardi, 22 mai 2012

Mort de Ben Laden, 2 sources indiquent la mort en 2006


Si l'on admet volontiers la désinformation dans cette histoire, 2 sources distinctes évoquent la mort naturelle de Ben Laden en 2006.


1.
Selon une note de la DGSE se basant sur des informations saoudiennes, le chef du réseau terroriste aurait succombé à "une forte crise de typhoïde".


Traqué depuis cinq ans par les troupes américaines, il ne serait pas mort sous leurs balles, mais aurait succombé à une maladie. A en croire des informations des services de sécurité saoudiens, transmises à la Direction générale des services extérieurs (DGSE) et publiées samedi le quotidien lorrain L'Est républicain, Oussama Ben Laden serait mort fin août. Il aurait contracté le 23 août "une très forte crise de typhoïde" alors qu'il se trouvait au Pakistan, et y aurait succombé.


Des informations qui "ne sont en rien confirmées", a affirmé samedi midi tout en refusant de les commenter plus avant, Jacques Chirac, à qui aurait été transmise la note de la DGSE, tout comme à Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie.


Dans l'attente de détails


Le journal, qui cite la note classée "confidentiel défense" de la DGSE datée de jeudi (21 septembre), précise que les informations n'ont pas été recoupées. D'ailleurs, aucun "site Internet djihadiste n'est pour l'instant fait l'écho de la mort d'Ousama Ben Laden" , affirme la note.


Selon la note publiée par l'Est républicain, les services saoudiens de sécurité "attendraient d'obtenir davantage de détails, et notamment le lieu de son inhumation, pour annoncer officiellement la nouvelle".


2.
Selon l’ex-agent tchétchène de la CIA Berkan Yashar, Oussama ben Laden n’a pas été assassiné par les Forces spéciales états-uniennes comme l’affirme le président Barack Obama. Il serait mort de maladie... Raison pour laquelle les États-Unis n’auraient jamais fourni aucune image du cadavre de Ben Laden après leur raid sur Abbottabad le 2 mai 2011 ? 

Silvia Cattori



Oussama ben Laden « est mort de causes naturelles ». Cette confession a été faite par un ancien agent de la CIA lors d’une interview sur la Première chaîne de télévision russe. Il assure qu’il connaissait ben Laden et ses trois gardes du corps. Berkan Yashar est de nationalité tchétchène et habite en Turquie. Il craint que la CIA n’essaie de le tuer puisqu’il connaît la vérité sur la mort de ben Laden. Les services spéciaux turcs lui ont accordé une arme et un garde du corps. Selon Yashar, cette interview télévisée est une garantie pour sa sécurité.
Il a rencontré pour la première fois ben Laden en 1992 en Tchétchénie. Yashar travaillait à cette époque comme fonctionnaire de la radio « Svoboda » et avait un pseudonyme Abu Bakar donné par la CIA. Il a également fait connaissance des gardes du corps de ben Laden qui étaient eux aussi tchétchènes....« Sami, Ajub et Makhmoud l’ont accompagné jusqu’à la fin...».
« En Septembre 1992, j’étais en Tchétchénie, c’est à ce moment là que pour la première fois, j’en rencontré l’homme qui s’appelait Oussama Ben Laden. Cette rencontre a eu lieu dans une maison à deux étages. En haut se trouvait la famille de Gamsakhurdia, le président Géorgien, qui avait été expulsé de son pays. Nous nous sommes rencontrés à l’étage inférieur; Oussama vivait dans la même maison », dit Yashar.
 Selon l’ancien agent de la CIA, il connaissait personnellement trois gardes du corps de Ben Laden qui l’ont protégé jusqu’à la fin et ont assisté à sa mort le 26 juin 2006.
 « Même si le monde entier y a cru (ndlr: à cette histoire), je ne pouvais pas y croire », raconte Yashar. « Je connaissais personnellement les Tchétchènes qui l’ont protégé, ils s’appellent Sami, Mahmood, et Ayub et ils sont resté avec lui jusqu’au bout. »
 « Seulement trois Tchétchènes l’ont enterré, conformément à ses volontés dans les montagnes à la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan » ajoute t-il.
 Yashar ajoute que la CIA à enlevé un de ces gardes du corps, Sami, avant l’annonce de la mort de Ben Laden, l’année dernière.
 Il dit que le garde du corps a révélé au US la place exact de la tombe dans les montagnes.
 « Il n’y a eu aucun assaut. Je connais l’opération américaine depuis l’intérieur: ils ont trouvé la tombe, déterré Ben Laden et l’ont annoncé à tout le monde. Ils ont besoin de montrer comment la technologie des services de sécurité a travaillé, comment chaque étape était contrôlée, et ensuite l’ont présenté comme une grande victoire pour montrer aux contribuables qu’ils ne paient pas leurs impôts pour rien » dit-il.
 Washington avait annoncé le 2 Mai 2011 que Ben Laden avait été tué par les forces US dans sa propriété à Abbottābād au Pakistan.
 Le manque de transparence à propos de la mort de Ben Laden a jeté un doute supplémentaire sur cette annonce.


L’expert orientaliste de l’Institut des évaluations stratégiques et d’analyse, Serguei Demidenko, interrogé par la « Voix de la Russie » a ainsi commenté cette révélation :
« J’admets que ben Laden est mort de causes naturelles. Déjà en 2007, le célèbre leader politique pakistanais, Benazir Bhutto a dit que ben Laden n’était plus parmi les vivants ».
L’expert a rappelé que les services spéciaux du monde entier mènent leur propre jeu en admettant la désinformation. Un bon spectacle sur la mort du « terroriste numéro un » monté par les services spéciaux des Etats-Unis s’inscrit très bien dans cette perspective....
Ci-après l'opinion du général Vladimir Ovtchinskiy, l’ex-directeur du bureau russe d’Interpol :
 « L’assassinat de Ben Laden, c’est un reformatage de la situation dans le monde. Il y a eu la guerre des civilisations, il y a eu une mise en œuvre de la conception américaine. Maintenant cette conception est écartée. La bataille contre le terrorisme est finie. Lors de son discours au Caire, Obama a déclaré que les États-Unis ne menaient plus de guerre contre le terrorisme mais aidaient des mouvements de libération nationale à renverser les dictateurs. Cela s’est manifesté dans ce qu’on appelle les révolutions arabes. L’assassinat de Ben Laden n’est là que pour boucler le boucle ».
 Voix de la Russie 18 mai 2012

Un analyste de la NSA : “Nous aurions pu empêcher le 11-Septembre”


L’ex-agent de la National Security Agency, Thomas Drake



« Nawaf Alhazmi et Khalid Almihdhar, deux des terroristes qui ont détourné un avion pour le précipiter contre le Pentagone, communiquaient depuis le sol américain avec d’autres membres d’al-Qaïda à l’étranger. Mais nous n’avons appris leur présence aux USA que lorsqu’il fut trop tard. L’autorisation que j’ai donnée à la National Security Agency après le 11-Septembre a permis de corriger ce problème d’une façon totalement compatible avec mes pouvoirs et mes responsabilités constitutionnels. Les activités que j’ai autorisées rendent beaucoup plus probables l’identification et la localisation à temps de tueurs comme les pirates du 11/9. » (*)

Président Bush, 17 décembre 2005


Thomas Drake, un brillant analyste du renseignement, ingénieur logiciel, et consultant en infrastructures informatiques, a travaillé pour la CIA dans les années 1980, puis comme contractant à la National Security Agency, et plus récemment a intégré en 2001 la NSA à un poste de haut dirigeant. Mais depuis 2006 et jusqu’en 2011, il est devenu l’ennemi public du gouvernement US et de la NSA.

Pourquoi ? Depuis son poste haut perché à la NSA, il a été témoin des échecs à agir au niveau du renseignement pour empêcher les attentats du 11/9, et s’est rendu compte de la corruption qui sévit jusqu’aux plus hautes sphères.

Et donc, il a tiré la sonnette d’alarme. Par quatre fois, entre l’automne 2001 et 2004.

Les deux premières fois, à l’attention des Comités permanents de la Chambre et du Sénat pour le renseignement. Une 3e fois, en réponse à deux enquêtes du Congrès appelant à plus d’informations sur les échecs des agences de renseignement par rapport au 11/9, y compris sur ce que la NSA savait ou ne savait pas, ce qu’elle aurait pu savoir, ce qu’elle a fait ou n’a pas fait. Drake a été sollicité comme témoin matériel dans le cadre d’une enquête du Congrès, initialement menée par le républicain Saxby Chamblys (État de la Géorgie). On lui a demandé de ne pas dire à la NSA qu’il coopérait à l’enquête.

La 4e sonnette d’alarme, Drake la tira en septembre 2002, en déposant une plainte à travers la « Defense Hotline » de l’Inspecteur général du département de la Défense (DOD IG) qui permet aux sonneurs d’alertes (Whistleblowers) de faire état d’une fraude. L’appel déclencha un audit sur la façon dont la NSA honorait des contrats portant sur plusieurs milliards de dollars ou gérait ses programmes. Cette fois, Drake avertit des superviseurs qui ont totalement négligé ses informations, ou bien l’ont écarté des missions délicates.

Lorsqu’il fut évident que l’audit de l’Inspecteur général du DoD ne mènerait nulle part, il prit les informations qu’il avait – aucune d’entre elles n’étant classifiée – et les communiqua au Baltimore Sun.

Il a récemment été écarté du monde du Renseignement et accusé de pas moins de dix chefs d’inculpation en avril 2010, dont cinq au titre de l’ « Espionnage Act 1917 ». « Je me suis mis en travers du chemin du pouvoir, » explique-t-il.

Des bouts de son histoire ont paru dans la presse, dans le New Yorker, sur des blogs, et lors d’une émission de 60 minutes qui décrivait comment le FBI avait perquisitionné son domicile à la recherche de documents pour prouver qu’il avait communiqué des informations à des journalistes du New York Times au sujet de programmes illégaux d’écoutes téléphoniques de la Maison Blanche et autres irrégularités.

Bien que le FBI n’ait jamais trouvé de telles preuves, le département de la Justice l’a poursuivi devant les tribunaux.

J’ai demandé à Drake s’il y avait autre chose que le public ne savait pas. « Bien sûr, » a-t-il dit, mais en vertu des négociations entamées avec le gouvernement, il ne pouvait rien révéler jusqu’à la date du verdict, en juillet dernier. Sinon le gouvernement aurait pu utiliser cela contre lui au cours du procès.

Les charges contre lui furent abandonnées, et l’accusation accepta de lever les 10 accusations contre Drake ; il plaida « coupable » pour une accusation mineure d’ « usage abusif d’un ordinateur [!] », et ne fut condamné à aucune peine d’emprisonnement ou amende.

Mais tout cela eut un impact sévère sur sa vie personnelle. Drake travaille dans un magasin Apple depuis août 2009.

Voici ce qu’il nous a dit :

Barbara Koeppel : Qu’avez-vous déclaré au sous-comité du congrès Saxby Chamblys et à l’enquête conjointe du Congrès ?
Thomas Drake : Je ne peux pas tout vous dire, car c’est classifié. Mais j’ai montré que la NSA en savait long sur les menaces du 11-Septembre et sur al-Qaïda, ils surveillaient électroniquement différentes personnes et organisations depuis plusieurs années – depuis que leur rôle est la collecte de renseignements. Le problème est qu’ils n’ont pas partagé toutes ces informations. S’ils l’avaient fait, d’autres services gouvernementaux les auraient exploitées, et il est plus que probable que la NSA aurait stoppé, je dis bien, stoppé, les attentats du 11/9. Et ils auraient pu par la suite localiser al-Qaïda – lorsque les USA ont envahi l’Afghanistan.
Il est vrai qu’il y a des dysfonctionnements dans le système de Renseignement, mais la NSA était une des pièces maitresses. J’ai donné au deux comités des preuves « prima facie », documentées. L’une d’elles consistait en une étude interne de la NSA de 2001 conduite sur plusieurs années portant sur al-Qaïda et les mouvements sympathisants qui confortait ce que la NSA savait, ce qu’elle aurait pu faire, et ce qu’elle aurait dû faire. C’était une analyse étonnamment bien faite sur l’état du Renseignement. Peu après le 11/9, certains analystes de la NSA m’ont appelé à ce sujet. Pourquoi ? Parce qu’ils s’arrachaient, les cheveux en voyant qu’ils avaient eu ces informations à disposition, et qu’ils n’avaient pas réussi à faire en sorte que la direction de la NSA les partage avec le reste de la communauté du renseignement – même si cela était obligatoire ! C’étaient des informations qui appelaient des actions. Rappelez-vous à l’époque, nous étions aux premières heures de la guerre en Afghanistan. Les gens devaient exploiter ces informations, et remonter les réseaux d’al-Qaïda.
Mais les leaders de la NSA ont délibérément choisi de ne pas les diffuser. Et donc, l’analyse – sur ce qu’ils savaient avant et après le 11/9 – a été enterrée très profondément, parce que cela les aurait fait apparaitre sous un jour très défavorable.
En réalité, après que les analystes m’eurent appelé pour se plaindre, je l’ai dit à ma supérieure, Maureen Baginski (ci-contre), Directrice des Signaux (SIGINT), qui était la numéro 3 à la NSA. Mais plutôt que de réagir, elle s’en est prise à moi. Elle m’a dit : « Tom, j’aurais préféré que vous ne me parliez jamais de cette affaire. »
BK : Pourquoi ?
TD : Mais parce qu’elle n’avait plus aucune échappatoire, elle ne pouvait plus nier.
BK : Et ensuite ?
TD : J’ai répondu : « Mo (c’est comme ça qu’on l’appelle), je vous en parle parce que ce sont des informations que nous devons partager. C’est crucial pour dénicher al-Qaïda. » Mais elle a refusé. Elle allait protéger l’institution. Et mettre en danger la sécurité nationale.
BK : Parlez-moi des enquêtes du Congrès.
TD : Le sous-comité Saxby Chamblys a débuté ses auditions en février / mars 2002. Il avait le pouvoir d’appeler à comparaitre sous serment, mais m’a entendu à huis clos, car il enquêtait sur la NSA. J’ai donné au sous-comité, et à celui bien plus vaste de l’enquête conjointe, des volumes assez importants d’information.
BK : Qu’en ont-ils fait ?
TD : Je n’en sais rien. Il existe bien un rapport, mais il est classifié. Je ne l’ai jamais vu. Et le public n’a eu qu’une version très réduite des informations que je leur ai données. En fait, il y a très peu de surveillance au Congrès désormais. Et quand il y en a, ce sont juste des discussions.
BK : Comment la NSA a-t-elle réagi à ces enquêtes ?
TD : Elle a fait tout ce qu’elle a pu pour l’entraver et pour cacher ce qu’elle savait. Je me rappelle l’audition du général Michael Hayden, le directeur de la NSA, alors que l’enquête était en cours, qui disait combien il était « commode » que la CIA et le FBI se prennent toute la pression, tandis que nous restions dans l’ombre. Je paraphrase ses propos, mais [globalement] la NSA en savait long.
BK : Comment la NSA a-t-elle fait obstruction ?
TD : D’abord, elle a demandé aux enquêteurs du Comité de prendre un bureau à la NSA, où l’agence pourrait disposer des sbires, des agents de la NSA qui s’y installeraient et prendraient des notes. Mais le Comité a refusé.
BK : Et à part ça ?
TD : La NSA a mis en place ce qu’ils ont appelé la War Room, la « salle de guerre », pour travailler à une réponse à l’enquête Saxby Chamblys. La blague qui circulait était : « Contre qui sommes-nous en guerre ? Le Congrès ou bien les terroristes ? »
Ensuite, en février, Mo m’a demandé de prendre la tête d’une équipe et de faire le tour de l’Agence pour y collecter des informations sur ce que la NSA savait et qu’elle aurait pu donner au sous-comité en tant que déclaration officielle classifiée, pour le public.
J’ai donc formulé la déclaration, qui a subi de nombreuses retouches. Ensuite, je suis parti en Angleterre sur une autre mission, et j’ai reçu l’appel d’un gars de mon équipe qui me disait : « Tom, ils nous ont écartés de l’affaire et l’ont refilée à quelqu’un d’autre. » J’ai demandé pourquoi. « Et bien, c’est compliqué, il faudra que tu demandes à Mo. » À mon retour, la première chose que j’ai faite fut d’aller lui demander pourquoi nous avions été retirés de l’affaire. Elle m’a dit : « Cohérence des informations. » C’était un doux euphémisme.
BK : Un euphémisme pour dire quoi ?
TD : Qu’il y avait un problème avec les informations. Mais ce n’était pas vraiment un problème. Ils ne voulaient tout simplement pas que ça sorte. Le Congrès nous demandait de nous mettre à poil, de dire ce que nous avions mal fait, et comment le réparer.
Mais la NSA n’a pas choisi cette solution. Elle a persisté dans le camouflage et n’a rien dit des masses considérables de renseignements dont elle disposait dans les banques de données et qu’elle n’a pas partagés. Quand on l’a mise sous enquête, elle a serré les rangs. Dire qu’elle n’a pas coopéré avec les enquêtes sur le 11/9 est un euphémisme.
La NSA a créé une équipe secrète qui rapportait à Bill Black, le directeur adjoint de l’Agence, dont la tâche était de découvrir les dessous de cette affaire du 11-Septembre. Pourquoi ? Pour le cas où vous seriez mis sur la sellette, c’est toujours mieux de savoir où vous êtes vulnérables pour pouvoir formuler une réponse, ou en créer une qui serve de camouflage. L’idée était que la NSA ne dise au Congrès que ce qu’elle voulait laisser filtrer, et le Congrès devait découvrir ce que la NSA savait vraiment. Le problème est : comment le Congrès peut-il découvrir quelque chose s’il ne sait pas ce qu’il cherche, ni où fouiller ? Et si la NSA peut garder tout cela caché, la probabilité que Congrès le découvre est très faible.
BK : Y a-t-il eu d’autres formes d’obstruction ?
TD : Oui, et extrêmement grave. Cela s’est passé en 2002, lorsque MO m’a averti : « Soyez prudent, ils cherchent des mouchards. » Ce qu’elle avait en tête était plutôt : « Gardez le silence ! Ne dites rien de plus au Congrès que le strict nécessaire. » Mais je ne mouchardais pas aux médias, il ne s’agissait pas de fuites (leaks) en dehors des canaux établis. J’étais un témoin matériel dans une enquête officielle sur la NSA !
BK : Mais pourquoi parler de « mouchardage », de fuites ?
TD : C’est eux qui l’appelaient comme cela. Du point de vue de la NSA, c’étaient des fuites. Moi je n’étais qu’un témoin matériel devant le Congrès qui m’avait convoqué pour cela. Ce n’est pas moi qui suis allé vers eux.
BK : Si la NSA le voulait, pouvait-elle suivre ce que vous faisiez ?
TD : Bien sûr. C’est ce qu’ils ont fait. En réalité, pendant tout ce temps, la NSA a fait tout ce qu’elle a pu pour savoir qui coopérait avec les enquêteurs et qui était appelé comme témoin matériel.
BK : Pourquoi était-ce si important pour la NSA de cacher ce qu’elle savait ?
TD : Parce que la NSA est un monde clos, c’est la culture du secret. Son objectif premier est de collecter des données, même au sein de la communauté du renseignement.
La vraie valeur, c’est ce que l’on sait. Si je le partage avec vous, alors je perds mon pouvoir. Pourquoi devrais-je abandonner mon pouvoir ? Nous collectons des informations, et donc nous les possédons. Si nous les possédons, si elles sont à nous, nous les contrôlons. Si nous les contrôlons, nous pouvons dire [aux autres] ce qu’elles signifient. Nous vous disons ce que nous voulons, ou bien nous ne le disons pas. J’ai entendu dire cela durant des réunions de direction après le 11-Septembre. D’autres agences exigeaient d’avoir les données brutes, ou pratiquement brutes, pour pouvoir faire leurs propres analyses. Mais la NSA a refusé, car « nous ne savons pas ce qu’ils vont en faire. »
BK : Mais la NSA n’aurait-elle pas dû vouloir empêcher le 11/9 ou poursuivre al-Qaïda ?
TD : C’aurait été logique. Mais rappelez-vous que la NSA est une institution, et qu’elle préserve son intégrité avant toute chose. Règle numéro un. C’est pathologique. C’est ce que j’appellerais la face sombre, le côté caché de cette culture, un aspect dont on ne parle pratiquement jamais.
Tout est secret. Depuis des décennies, les gens travaillent, communiquent, et s’engagent au secret. Évidemment, il est légitime que certains secrets d’État restent cachés, mais là, le secret va beaucoup trop loin. L’agence pense que si elle donne des informations, cela brise son identité. En réalité, avant le 11-Septembre, la NSA a réprimandé des agents pour avoir coopéré avec d’autres composantes de la communauté du Renseignement.
BK : D’autres services de renseignement opèrent-ils selon cette même logique ?
TD : Oui. Lorsque j’étais à la CIA, je travaillais au directorat de la Science et de la Technologie dans le domaine des armes de destruction massive (Weapons of Mass Destruction, ou WMD). Des agents du Centre national d’interprétation géographique de la CIA m’ont demandé de regarder certaines photos de personnes « ciblées » dans le cadre des WMD. J’ai accepté, mais d’après les seules photos, je ne pouvais pas dire qui parlait avec qui, sans en savoir plus sur ces cibles. J’ai donc appelé mes collègues à la NSA – car ils travaillent sur l’espionnage électronique – pour en savoir plus, et ils m’ont dit ce qu’ils savaient. Mais les gens avec qui je travaillais à la CIA m’ont interpellé : « Pourquoi les as-tu appelés ? Tu as tout ce qu’il te faut ici. » Eh bien non. C’est tellement arrogant de croire qu’on ne peut rien apprendre des autres. Mais c’est dans leur culture. Et c’est même bien pire à la NSA.

HuffingtonPost




Note : Barbara Koppel est une journaliste d’investigation basée à Washington.

lundi, 21 mai 2012

Pétition pour la vérité sur le Bâtiment 7 du World Trade Center


Le Bâtiment 7 du World Trade Center, un immeuble de 47 étages, hébergeait les bureaux de la CIA, du Secret Service [chargé de la sécurité du Président des USA - NdT], de la Securities and Exchange Commission (le gendarme de la Bourse américaine), et de nombreuses autres institutions, ainsi que le Bureau de gestion des urgences du maire de New York de l’époque, Rudolph Giuliani.

Bien qu’il n’ait été frappé par aucun avion, le Bâtiment 7 s’est transformé en un tas de débris en moins de 7 secondes à 17 h 20 le 11 septembre 2001. Après les attentats du 11/9, ce fait fut largement omis par les médias mainstream américain [et occidentaux en général – NdT] et également par le Rapport de la Commission sur le 11/9.

Le NIST, le National Institute for Standards & Technology (une agence gouvernementale US) a été chargée par le Congrès de déterminer « Pourquoi et comment le WTC 7 s’était effondré ». Le NIST a produit une version préliminaire de son rapport en août 2008, écartant le fait que le Bâtiment 7 s’était effondré à la vitesse de la chute libre pendant une partie de son effondrement. Mais les questions posées par un physicien sur ce point particulier du rapport final ont finalement amené le NIST à reconnaitre en novembre 2008 la chute libre pendant 2,5 secondes.

Le NIST a écrit : « Une analyse plus détaillée de la chute de la face nord … (2) à la vitesse de la chute libre pendant approximativement 2,5 secondes… » (Rapport final sur l’effondrement du World Trade Center 7, NIST NCSTAR 1A, page 48)

Cependant, le NIST a déclaré que cela était cohérent avec sa théorie de l’effondrement dû aux incendies qui veut que l’ensemble de l’effondrement ait débuté à cause de la colonne 79 qui était devenue incapable de supporter latéralement la charge et avait cédé à cause de la chaleur. Le NIST a refusé de publier son modèle de simulation informatique, et cette théorie de la colonne 79 ne se fonde sur aucune preuve matérielle.

Toujours est-il que le NIST a admis le fait scientifique de l’accélération en chute libre pour le Bâtiment 7. C’est déjà remarquable ! Maintenant nous demandons à ce que le NIST nous explique ce que cela signifie : que toute la structure de la Tour 7 située en dessous, sur une hauteur d’au moins 8 étages, a été sapée exactement au moment où le WTC 7 a commencé à s’effondrer. Cela n’implique-t-il pas l’utilisation d’explosifs ? Nous créons cette pétition pour obtenir une réponse.

Cela pourrait donner un autre sens aux événements du 11/9.

La raison pour laquelle cela revêt encore de l’importance en cette année 2012 est que les USA continuent de tuer d’innombrables innocents dans ce qu’ils ont appelé « La Guerre à la Terreur » en se basant sur l’affirmation selon laquelle les attentats du World Trade Center sont l’œuvre uniquement de [terroristes] musulmans. Ces [terroristes] musulmans n’ont pas pu avoir accès au Bâtiment 7, à l’équipement, aux connaissances nécessaires au processus complexe de la démolition contrôlée, ni eu le temps de le mettre en place.
Je désire seulement la paix pour moi-même, ma famille, mes amis et des millions de personnes que je ne connais pas.







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