lundi, 1 mai 2017

Le soldat américain qui a abattu Ben Laden publie un livre où il raconte sa mission


© Capture d'écran d'une photo du compte Twitter de Robert O'Neil @mchooyah


Un ancien officier des Marines américains a publié un livre dans lequel il raconte la mission au cours de laquelle il aurait abattu le leader d'Al-Qaïda. Son récit semble se conformer parfaitement à la version officielle des faits.

Le soldat Robert O'Neill, qui assure avoir été l'auteur des coups de feu qui furent fatals à Oussama Ben Laden, a publié pour la première fois sa version détaillée de la mission qui s'est déroulée à Abbottabad, au Pakistan, en mai 2011.

Dans un extrait de son livre, The Operator, dont des extraits ont été publiés dans le quotidien britannique The Mirror, l'ancien soldat a décrit le moment où il estime avoir tiré les deux coups de feu qui ont tué Ben Laden.

«Je me suis tourné vers la droite et j'ai regardé dans la pièce d'à côté [...] Oussama Ben Laden se trouvait près de l'entrée, au pied du lit. Il était plus grand et plus mince que nous l'imaginions. Il y avait une femme avec lui. Immédiatement, j'ai visé au dessus de son épaule droite et tiré deux fois avec assurance. La tête de Ben Laden a explosé», raconte-t-il.

D'après le récit de O'Neil, les soldats ont dû monter les trois étages de la maison avant d'atteindre la chambre de Ben Laden. Sur leur chemin, ils ont attaché et bâillonné «les quatre femmes et les 17 enfants» de l'ancien leader d'Al-Qaïda.



Dans son livre, Robert O'Neill raconte également les moments particulièrement stressants de sa mission, par exemple lorsque l'hélicoptère qui emmenait l'escadron d'élite à laquelle il appartenait a été contraint d'atterrir en catastrophe en dehors du complexe où la mission était censée se dérouler.

Un récit conforme à la version officielle

La mort de Ben Laden a fait couler beaucoup d'encre durant des années. Selon la version officielle, Oussama ben Laden a été tué en mai 2011 dans sa demeure aux environs de la ville pakistanaise d’Abbotabad, au cours d’une opération des forces spéciales américaines. Après une série d’expertises, le corps du terroriste a été jeté à la mer.

Mais, en mai 2015, le célèbre journaliste d’investigation américain Seymour Hersh a publié un article retentissant dans la London Review of Books où il révélait que la version américaine de la mort de Ben Laden différait de ce qui s’était réellement passé.

Le point clé de son article à l'époque était que l’opération n’aurait pas été menée en solo par les Etats-Unis – qu'il ne s'agissait pas d'une opération secrète et risquée – mais d'une mission conjointe des unités de reconnaissance américaines et pakistanaises.

Contrairement aux affirmations des Etats-Unis, Ben Laden n'aurait selon lui pas été localisé grâce au suivi de ses courriers mais à l’aide d’un «mouchard».

D'après le journaliste, Ben Laden aurait en fait été capturé dès 2006 par le Pakistan et tenu secrètement en détention contre l'avis de l'Arabie saoudite, qui souhaitait garder le terroriste sous son aile en raison des liens étroits que Riyad entretient avec Al-Qaïda. Ben Laden aurait ainsi constitué une monnaie d'échange pour le Pakistan contre Al-Qaïda et les Taliban.

La Maison Blanche a démenti les informations de Hersh, assurant qu'il y avait dans l'article «trop d'inexactitudes et d'affirmations sans fondement».

vendredi, 31 mars 2017

Le FBI publie de nouvelles photos du 11-Septembre


L'agence américaine a rendu publiques une vingtaine de photos inédites, prises après l'attaque du Pentagone, sur lequel est venu s'écraser officiellement un avion de ligne le 11 septembre 2001.




















Des attaques du 11 septembre 2001, on retient surtout celles des deux tours du World Trade Center. Mais celle du Pentagone, à Arlington, est tout aussi symbolique. Comme à New York, un avion de ligne qui effectuait la liaison entre Washington et Los Angeles a été détourné et il est venu s'écraser, à 9h37 (heure locale) sur ce symbole de la puissance militaire américaine, faisant 184 morts.

16 ans après, le FBI a sorti des cartons une vingtaine de clichés inédits jamais publiés. On y voit l'intervention des secours et les importants dégâts. Poignant quand on sait que les récits de cette journée au Pentagone, dont l'attaque à aussi fait l'objet de documentaires dédiés, sont bouleversants.

mercredi, 22 mars 2017

800 familles de victimes portent plainte contre l'Arabie saoudite




Aide matérielle et financière des pirates de l'air, financement du groupe terroriste Al-Qaïda via des associations caritatives : les familles de victimes du 11-Septembre attaquent en justice l'Arabie saoudite, 15 ans après.

Pix 11, un média new-yorkais, rapporte que 800 familles de victimes ont intenté une action en justice contre l'Arabie saoudite pour son rôle dans les attentats du 11 septembre 2001.

Représentés par le cabinet d'avocats Kreindler & Kreindler, ils ont porté plainte devant une cour fédérale de Manhattan, à New York, et dénoncent l'implication de responsables saoudiens dans l'attaque.

«La plainte détaille comment l'ambassade saoudienne a apporté son soutien aux terroristes Salem al-Hazmi et Khalid Al-Mindhar, 18 mois avant le 11 septembre 2001», précise notamment le média new-yorkais. «Les responsables saoudiens ont aidé les terroristes à trouver des appartements, apprendre l'anglais, obtenir des cartes de crédit et de l'argent liquide», poursuit-il, avant de résumer ainsi leur implication :  «Ils les ont aidé à se fondre dans le paysage américain».

Selon la plainte, des fonctionnaires de l'ambassade d'Arabie saoudite en Allemagne ont en outre directement soutenu l'un des principaux pirate de l'air, Mohamed Atta. L'avocat James Kreindler – qui précise que de nombreuses informations contenues dans la plainte émanent de l'enquête réalisée par le FBI – assure qu'un responsable saoudien a passé la nuit précédant l'attaque dans le même hôtel que plusieurs des terroristes.

L'Arabie saoudite accusée d'avoir financé Al-Qaïda via des associations caritatives

«Les associations caritatives [saoudiennes] sont l'alter ego du gouvernement saoudien», explique en préambule James Kreindler. Et il compte bien démontrer lors du procès que ces organismes de bienfaisance finançaient directement des organisations terroristes telles qu'Al-Qaïda.

Dès lors, non seulement les responsables saoudiens étaient parfaitement au courant de ces agissements, avance t-il, mais ils ont également utilisé divers moyens pour masquer ce financement indirect d'Al-Qaïda.

«Les Saoudiens font preuve de duplicité, ils affirment être des alliés [des Etats-Unis] contre l'Iran, alors que dans le même temps, ils travaillent avec les terroristes», affirme l'avocat, avant de conclure sa plaidoirie sans ambiguïté : «Leur implication dans les attaques du 11-Septembre ne fait aucun doute.»

Un procès longtemps repoussé

La maison des Saoud est un allié clé des Etats-Unis au Moyen-Orient, ce qui a conduit les administration précédentes à faire leur possible pour empêcher la tenue d'un tel procès.

En septembre dernier, Barack Obama avait notamment opposé son veto à la loi autorisant les proches des victimes du 11-Septembre à poursuivre l'Arabie saoudite. Mais dans la foulée, les deux chambres du Congrès avaient rejeté ce veto, ouvrant ainsi la voie à ce procès. Riyad a eu beau faire du lobbying pour persuader les législateurs américains de retoquer la loi, elle n'y est pas parvenue.

«Ce procès est une démonstration de l'engagement inébranlable des familles des victimes pour que le rôle critique de l'Arabie saoudite dans l'attaque soit pris en compte», conclut James Kreindler.