"Le mensonge et la crédulité s'accouplent et engendrent l'Opinion" Paul Valéry

mercredi, 27 avril 2016

Un nouveau sondage montre que les Américains veulent une divulgation complète sur le 11-Septembre




A l’occasion d’un regain d’intérêt du public pour les 28 pages classifiées qui relieraient l’Arabie Saoudite au 11-Septembre, un nouveau sondage de Rasmussen Reports* estime que 74% des Américains souhaitent que le gouvernement US rende public tout ce qu’il sait sur les attentats, en dehors des informations qui pourraient mettre en danger la sécurité nationale.

Seul un quart des Américains pensent connaître toute la vérité sur les attentats du 11-Septembre, et la plupart d’entre eux s’avouent désabusés par les motivations du gouvernement à garder secret certains détails : Parmi ceux qui pensent que le gouvernement n’a pas communiqué tout ce qu’il sait, 38% pensent que cela a été caché pour des raisons politiques et 29% disent que le secret a pour objet de protéger des alliés. Seuls 21% pensent que le manque de divulgation est destiné à protéger la sécurité du pays.

Une échéance d’examen pour juin est « réaliste », selon Clapper

Pendant ce temps, James Clapper, le directeur du renseignement national et principal dépositaire des secrets nationaux, a confié aujourd’hui à des journalistes que la finalisation de l’examen de déclassification des 28 pages pour le mois de juin est un « objectif réaliste » pour la communauté du renseignement. « Nous sommes en train d’essayer de coordonner une position inter-agence sur la déclassification des 28 pages, » a-t-il déclaré.

Alors qu’il semble vouloir obliger à patienter les Américains toujours plus nombreux qui veulent la publication des 28 pages, Clapper, peut-être involontairement, semble avoir attisé leur curiosité.


Sharon Premoli, qui se trouvait au 80ème étage de la tour Nord du World Trade Center le 11-Septembre et qui a raconté dans un récit déchirant comme elle a pu s’en échapper, ne croit pas vraiment à l’idée que la communauté du renseignement s’est pleinement engagée dans l’examen des 28 pages depuis l’été 2014.

Pointant la portée extrêmement limitée de cet examen, Premoli a déclaré à 28pages.org que « ce qui prendrait seulement une demi heure de lecture à n’importe quelle personne lettrée a pris plus de deux ans à la communauté du renseignement. »

Premoli est vigilante aux remarques des officiels du gouvernement qui laisseraient entendre qu’une déclassification tant attendue des 28 pages pourrait soustraire certaines informations aux yeux du public. Faisant allusion la semaine dernière à l’examen de la communauté du renseignement, le vice-conseiller à la sécurité nationale Ben Rhodes a déclaré à la presse que « Une fois terminé, nous espérons que certains degrés de déclassification fourniront plus d’information. »

« Toute amputation de l’ensemble des 28 pages est inacceptable, » déclare Premoli

Des opposants à la campagne de déclassification disent que certaines informations contenues dans ces pages pourraient jeter un voile de culpabilité immérité sur des personnes qui furent innocentées par la suite. Pour Premoli, le remède à une telle situation est simple : en plus de l’ensemble des 28 pages, le gouvernement devrait rendre public les documents relatifs qui ont mené à cette conclusion. Elle a terminé en disant que « Si ces personnes sont innocentes, il n’y a pas de problème. Délibérons-en. »

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* Institut de sondage américain.