mardi, 22 avril 2014

Herald-Tribune : Éclaircissements sur les liens entre Sarasota et le 11-Septembre


La maison des saoudiens de Sarasota


La réponse du FBI aux demandes d’informations est inacceptable.

Un juge fédéral a récemment découvert qu’au lieu de respecter la loi et de produire les documents qui permettraient d’établir si les Saoudiens vivant à Sarasota ont apporté une aide aux terroristes du 11/9, le FBI :
•a fourni des documents comportant des "lacunes" chronologiques "flagrantes" et non expliquées.
•a présenté à la Cour des documents qui "semblent incomplets".
•a produit des "documents de synthèse" qui "semblent se contredire entre eux".

La réponse apportée par le FBI aux demandes d’accès à des documents concernant les attentats du 11-Septembre et qui ont un lien avec des sites localisés dans le Comté de Sarasota est inacceptable.

Tous ceux qui recherchent la vérité sur le 11/9 peuvent être reconnaissant envers le juge William Zloch qui demande sans relâche au FBI de chercher, trouver et fournir à la Cour les documents qui ont été réclamés dans le cadre de la Loi sur la Liberté de l’Information (FOIA).

En revanche, il est troublant de constater que la plus grande institution du pays en charge de faire respecter la loi ne serait pas seulement inflexible mais communiquerait également à la Cour des documents présentant des lacunes et des contradictions. Le fait que les documents en question concernent une des plus grandes tragédies survenues sur le sol américain est encore plus préoccupant.
 
Les Saoudiens de Sarasota

Le contexte :

En septembre 2011, deux journalistes indépendants travaillant pour BrowardBulldog.org (NdT : un journal indépendant américain diffusé sur Internet) ont révélé qu’une famille originaire d’Arabie saoudite, qui vivait avant septembre 2001 dans le prestigieux quartier résidentiel de Prestancia, dans le Comté de Sarasota, avait eu des contacts avec des individus liés au terrorisme.

Cette enquête, reprise il y a trois ans par le Herald Tribune, citait des documents établissant que les pirates qui s’entraînaient au pilotage à Venice avait passé des appels téléphoniques vers cette maison. L’article disait également que cette famille avait reçu la visite d’une personne conduisant une voiture immatriculée au nom de Mohamed Atta – le pirate aux commandes du premier avion qui a percuté le WTC le 11-Septembre.

Par la suite, le FBI a déclaré que la famille n’était "liée à aucune menace ni impliquée dans le complot du 11/9".

Cependant, ni le FBI, ni qui que ce soit d’autre n’a expliqué pourquoi cette famille, très proche d’un éminent financier saoudien, a quitté précipitamment sa maison de Prestancia deux semaines avant le 11/9, en laissant des habits dans les placards, de la nourriture dans le réfrigérateur ainsi que 3 voitures devant la maison et dans le garage.

Étant donné que des terroristes saoudiens ont participé aux attentats et qu’il est prouvé qu’ils ont bénéficié d’une aide financière saoudienne, les citoyens méritent mieux que les informations incomplètes et contradictoires fournies par le FBI.

La crédibilité de l’Agence dans cette affaire est encore amoindrie par le fait que les résultats de l’enquête sur cette famille n’ont pas été communiqués au Congrès ni mentionnés dans le rapport de la Commission d’enquête sur le 11/9.

Des recherches plus approfondies

En septembre et octobre 2011, Dan Christensen, journaliste et rédacteur en chef du Broward Bulldog, a déposé une demande auprès de la Cour fédérale pour que le FBI rende public les documents relatifs à son enquête sur cette famille. Par la suite, la Halifax Media Holding qui regroupe le Herald Tribune et le Miami Herald ont publié plusieurs dossiers en soutien à cette requête.

Le juge Zloch, qui avait été nommé par Reagan, a régulièrement acté que le FBI ne respectait pas la Loi sur la Liberté de l’Information. Dans une ordonnance publiée vendredi dernier [NDLR : le 4 avril], Zloch indique que "les lacunes et les incohérences" dans les documents fournis à la Cour "mettent en évidence la nécessité d’une enquête plus approfondies".

Le juge a même pris la peine d’identifier les informations spécifiques à rechercher en précisant au FBI les noms, les phrases et les logiciels à utiliser. Zloch a fixé plusieurs dates butoirs, dont une arrive à échéance ce mois-ci, pour conduire ces investigations supplémentaires et lui soumettre les documents correspondants.

Il est important de noter qu’on ne sait toujours pas si cette famille saoudienne a joué un rôle dans la préparation des attentats. Mais ce que nous savons, selon le FBI, c’est que cette famille avait "de nombreux liens avec des individus impliqués dans les attentats". A ce jour, selon Zloch, les recherches effectuées par le FBI n’ont fait l’objet d’aucune documentation.

"Ce seul fait conduit la Cour à penser que des investigations complémentaires sont nécessaires", a écrit Zloch.

Le juge a insisté sur le fait que la qualité de l’enquête n’était pas en cause. Il a écrit qu’à ce stade, la seule question était de savoir si le FBI avait communiqué les documents demandés dans le cadre de la loi.

Il a ajouté que "Sur la base des informations limitées dont elle dispose, la Cour n’est pas en mesure d’établir toute la vérité".

On peut malheureusement en dire autant pour les citoyens car cette question est en lien avec de nombreux événements survenus avant et après le 11/9.