samedi, 15 février 2014

Des documents déclassifiés du FBI posent de nouvelles questions sur le 11-Septembre





Judicial Watch a annoncé aujourd’hui avoir obtenu 79 pages de rapports d’enquête du Federal Bureau of Investigation (FBI) fournissant des preuves additionnelles des liens entre les leaders terroristes Anwar al-Awlaki et Omar al-Bayoumi, le gouvernement d’Arabie saoudite, et les enquêtes en matière de contre-terrorisme du FBI et de la DEA dans les jours précédant l’attentat terroriste du 11-Septembre.

Ces nouveaux documents comportent une douzaine de pages arborant les entêtes du siège du FBI à Washington et du bureau de San Diego relatives à l’affaire. Des portions limitées de certains de ces mémos avaient été déclassifiées précédemment, mais avec de nombreux éléments clés lourdement expurgés. Les documents sont parvenus en réponse à un recours à la Loi pour la liberté d’information (FOIA) déposé par Judicial Watch contre le département d’État des États-Unis et le FBI, le 4 juin 2012.

Les nouvelles révélations contenues dans les 79 pages de documents sont les suivantes :
  •  Le FBI avait des soupçons avant-coureurs de liens plus étroits entre Awlaki et le pirate du 11-Septembre Nawaf al-Hazmi que ce qu’Awlaki avait reconnu : "Ces informations suggèrent une plus ample relation entre al-Hazmi et Awlaki que ce qu’il [Awlaki] a admis durant son interrogatoire avec le FBI".
     
  • Le FBI avait établi les liens d’Awlaki avec d’autres enquêtes du FBI relatives au contre-terrorisme : "[Les recherches] sur Awlaki révèlent des liens additionnels avec d’autres enquêtes de terrorisme international du FBI, dont … le Jihad islamique palestinien (JIP) aux États-Unis."
     
  • Les documents affirment explicitement que dès 2001, Omar al-Bayoumi était soupçonné d’être un agent des renseignements saoudiens : "Un individu requérant l’anonymat a déclaré qu’al-Bayoumi aurait travaillé pour les services de renseignements d’Arabie saoudite et fourni des indications sur des dissidents saoudiens. Ses dossiers de location et d’autres documents indiquent qu’al-Bayoumi se présentait systématiquement comme un étudiant".
     
  • Plusieurs pages de rapports d’enquête lourdement expurgées contiennent l’analyse des données téléphoniques d’al-Awlaki. Celles-ci comportent une référence à un lien d’al-Awlaki avec l’enquête de la DEA, ainsi que des relations entre al-Awlaki et al-Bayoumi : "Des analystes de la DEA continuent d’analyser l’activité téléphonique …" et al-Awlaki "… était aussi impliqué par son activité téléphonique avec … le sujet de l’enquête PENTTBOM de San Diego OMAR AL-BAYOUMI. AL-BAYOUMI a cosigné le bail d’un appartement loué par les pirates NAWAF ALHAZMI et KHALID ALMIHDHAR."
     
  • Les activités d’Omar al-Bayoumi à San Diego, en Californie, étaient apparemment pour le compte du gouvernement d’Arabie saoudite selon une source non-identifiée du FBI : al-Bayoumi révéla "à d’autres personnes au Centre islamique de San Diego (ICSD) qu’il avait des amis ou des contacts au consulat saoudien de Los Angeles, en Californie … [expurgé] a déclaré qu’AL-BAYOUMI était extrêmement proche d’autres Saoudiens du ICSD … et pensait qu’AL-BAYOUMI était aux Etats-Unis grâce à une bourse d’étude de l’autorité aéroportuaire saoudienne de Saudi Airlines …". Saudi Airlines est la compagnie aérienne nationale d’Arabie saoudite.
     
  • Omar al-Bayoumi faisait partie d’une douzaine d’autres Saoudiens aux États-Unis selon des arrangements similaires : [Expurgé] identifia AL-BAYOUMI comme un employé fantôme pour AVCO Oversees … estimait qu’il y avait environ cinquante (50) individus figurant sur les registres et PCA ou Dallah en étant payé pour ne rien faire". Dallah AVCO possède son siège à Jeddah, en Arabie saoudite.
Selon un article du New York Times sur un rapport secret du Congrès en 2003, Omar al-Bayoumi, un ressortissant Saoudien, était suspecté d’être un agent des renseignements saoudiens en mesure d’informer des officiels du gouvernement saoudien. L’article stipulait qu’al-Bayoumi était employé par un fournisseur de l’autorité saoudienne de l’aviation civile, et recevait des versements d’argent autorisés par un officiel saoudien. D’après l’histoire du Times, "les paiements autorisés par l’officiel saoudien augmentèrent de manière significative après que M. al-Bayoumi entra en contact avec les deux pirates de l’air début 2000, comme stipule une partie classifiée du rapport".

Le 11 septembre 2013, Judicial Watch publia les registres et les rapports de surveillance qu’il avait obtenu du Federal Bureau of Investigation (FBI) démontrant que des agents du FBI ont suivi al-Awlaki jusqu’aux portes d’entrée du Pentagone le jour où il s’exprima en qualité d’invité à un déjeuner du département de la Défense. Le jour précédant la filature et le déjeuner, al-Awlaki avait été identifié comme un "membre d’une organisation terroriste", et une alerte du FBI avait été lancée, écrivant "Alerte — aborder avec prudence … Ne pas alerter l’individu dans l’intérêt du FBI et contacter votre bureau local du FBI à la première opportunité". [Nous soulignons] Judicial Watch a précédemment obtenu des documents du département d’État des États-Unis indiquant que le (FBI) était au courant, dès le 27 septembre 2001, qu’al-Awlaki avait acheté les billets d’avion de trois des pirates de l’air du 11-Septembre, y compris du cerveau Mohammed Atta. Suite à la découverte du FBI, al-Awlaki fut détenu et relâché par les autorités à au moins deux reprises.

"Ces documents suggèrent que de sérieuses questions restent en suspens concernant ce que manifestement un agent des renseignements saoudiens faisait pour aider les pirates du 11-Septembre", a déclaré le président de Judicial Watch Tom Fitton. "Comme le confirment ces documents nouvellement déclassifiés, depuis les attentats du 11-Septembre, le FBI possédait des éléments concrets indiquant qu’al-Awlaki et al-Bayoumi étaient impliqués dans le 11-Septembre. Pourtant, aucun ne fut arrêté, l’un resta impuni pendant 12 ans, et l’autre continue d’errer librement. Nous prévoyons de continuer à creuser cette question essentielle. Qu’aucune de ces questions n’ait reçu de réponse avant qu’Obama n’ordonne l’assassinat controversé d’al-Awlaki devrait être une source de préoccupation".