jeudi, 13 septembre 2012

Le juge Imposimato : 11 ans après le 11-Septembre : il s’agissait d’une stratégie de la tension


Les attentats du 11-Septembre ont représenté une opération globale de terrorisme d’État voulue par l’administration états-unienne qui connaissait à l’avance le projet d’attentats, mais est volontairement restée sans réagir afin de pouvoir lancer sa guerre contre l’Afghanistan et l’Irak. Pour faire court, les événements du 11/9 furent un épisode de la Stratégie de la tension mis en place par les pouvoirs politiques et économiques aux États-Unis, dans le but d’en tirer des avantages pour l’industrie pétrolière et de l’armement.

L’Italie a elle aussi été victime de la « Stratégie de la tension » de la CIA, lancée en Italie à l’époque de la tragédie de la « Portella della Ginestra » en Sicile, de 1947 jusqu‘en 1993.

Il existe [pour le 11/9] une multitude de preuves de l’existence d’une telle stratégie, qu’elles soient circonstancielles ou bien scientifiques. Les rapports du National Institute of Standards & Technology ont ratifié les conclusions exposées ci-dessous.

Les avions qui ont frappé chacune des Tours Jumelles ont causé à la fois une brèche et une explosion qui a généré une gigantesque boule de feu. Le carburant de l’avion a coulé vers les étages inférieurs, alimentant les incendies. La chaleur de ces incendies a déformé la structure des bâtiments à tel point que les deux Tours se sont effondrées entièrement du haut en bas. Très peu d’objets, même de petites dimensions, sont restés de ces édifices après ces événements, mis à part les fragments d’acier ou d’aluminium et les débris pulvérisés provenant des planchers en ciment. Le bâtiment 7 du World Trade Center s’est effondré lui aussi, et l’a fait d’une façon qui défie l’expérience commune des ingénieurs. Le rapport final du NIST a affirmé que les attaques aériennes contre les Tours Jumelles ont causé l’effondrement des trois édifices : WTC1, WTC2 et WTC7.

Chacun de ces 3 bâtiments s’est effondré dans sa totalité, cependant le bâtiment 7 n’a pas été frappé par un avion. L’effondrement complet du WTC7 contredit l’expérience commune et demeure sans précédent.

Le rapport du NIST ne fournit pas d’analyse sur la nature réelle des effondrements. D’après les experts qui sont intervenus lors des « Auditions de Toronto » (“Toronto Hearings”, 8-11 septembre 2011), les effondrements avaient certaines caractéristiques propres aux démolitions contrôlées. Je suis d’accord avec l’architecte Richard Gage et l’ingénieur Jon Cole, tous deux des professionnels riches d’une longue expérience, qui sont arrivés à ces conclusions au travers de tests fiables, de preuves scientifiques, et de témoignages visuels par des personnes au-dessus de tout soupçon, comme ceux des pompiers et des victimes.

Le théologien renommé, David Ray Griffin, a décrit avec une grande précision les raisons pour lesquelles l’hypothèse de la démolition contrôlée devait être prise au sérieux. Plusieurs témoins ont entendu des séries d’explosions. D’après le NIST, la chute du bâtiment 7 a été causée par les incendies provoqués par l’effondrement des Tours Jumelles. Le chimiste et chercheur indépendant Kevin Ryan a toutefois démontré que le NIST avait fourni plusieurs versions contradictoires à propos de la chute du bâtiment 7.

Dans un rapport préliminaire, le NIST déclarait que le WTC7 avait été détruit par les incendies provoqués par le gasoil stocké dans le bâtiment, mais dans un deuxième temps, ce carburant n’était plus considéré comme la cause de l’effondrement du bâtiment. D’autres remarques sur les différentes versions des événements fournis par le NIST ont été formulées par David Chandler, un autre témoin expert qui est intervenu aux audiences de Toronto.

Malgré l’insistance du NIST à distinguer trois phases dans l’effondrement du bâtiment 7, Chandler a souligné le fait que les nombreuses vidéos disponibles montrent que pendant presque 2,5 secondes, l’accélération de la chute ne diffère en rien de la chute libre. Le NIST a ainsi été contraint d’admettre ce fait empirique pointé par Chandler, et que chacun peut comprendre.

Peter Dale Scott, un autre acteur des Audiences de Toronto, a démontré l’existence d’un modèle d’actions systématiques de la CIA destiné à bloquer les informations importantes vis-à-vis du FBI, même quand ce dernier a théoriquement le droit de les connaitre. En outre, de nouvelles preuves ont émergé mettant en cause George Tenet [chef de la CIA en 2001 – NdT] et Tom Wilshire. D’après l’ancien chef du contreterrorisme de la Maison Blanche, Richard Clarke (interview accordée aux télévisions françaises et allemandes dans le cadre d’un documentaire de Fabrizio Calvi et Christof Klotz, le 31 août 2011, ainsi que celle accordée à Calvi et Leo Sisti pour « Il Fatto Quotidiano », le 30 août 2011), la CIA était au courant de l’imminence des attentats du 11/9.

De plus, depuis 1999, la CIA enquêtait sur Khalid al-Mihdhar et Nawaf al-Hamzi, deux ressortissants saoudiens qui furent associés à l’avion d’American Airlines qui a frappé le Pentagone. La CIA avait été informée que Khalid al-Mihdhar et Nawaf al-Hamzi étaient arrivés aux États-Unis début 2000.

Il est légitime d’en déduire que Tenet, le chef de la CIA, et Tom Wilshire – figure-clef de la Alec Station [en charge de pister Oussama Ben Laden – NdT] selon Peter Dale Scott – ont bloqué les tentatives de deux agents du FBI, Doug Miller et Mark Rossini, qui étaient bien décidés à avertir la direction du FBI que l’un des participants de Kuala Lumpur, al-Mihdhar, avait obtenu un visa pour les États-Unis au travers du consulat américain de Djeddah. Le professeur Scott, en se basant sur les recherches de Kevin Fenton, cite au moins 35 cas similaires où les pirates de l’air ont été ainsi protégés, depuis janvier 2000 jusqu’au 5 septembre 2001. Au vu de tous ces incidents, le motif de cette protection était de toute évidence, selon Fenton, « de couvrir une opération de la CIA en cours. »

Mais il y a une autre preuve à charge contre Tenet et Wilshire, et c’est la suivante. Le 12 juillet 2001, Oussama Ben Laden se trouvait à l’hôpital américain de Dubaï. Il reçut la visite d’un agent de la CIA. Cette information a été publiée par Le Figaro, qui a aussi mentionné le fait que Ben Laden avait été opéré dans ce même hôpital, et qu’il était arrivé de Quetta au Pakistan. Cette information a été confirmée par Radio France International, qui a aussi donné le nom de l’agent de la CIA qui a rencontré Ben Laden : Larry Mitchell. Tenet et Wilshire, parfaitement au courant de la présence de Ben Laden aux Émirats Arabes Unis, ont été incapables de le faire arrêter et extrader, bien que les documents du FBI et de la CIA lui attribuaient la responsabilité de massacres au Kenya et en Tanzanie.

Les délits d’initiés apportent une preuve de plus contre la CIA, le FBI et le gouvernement des États-Unis.

Les articles du professeur Paul Zarembka, comme ceux de Kevin Ryan ou d’autres, démontrent que des cas de délits d’initiés se sont produits dans les jours qui ont précédé les attentats. Malgré cela, ces affaires de délits d’initiés ont été niées par le FBI et par la Commission d’enquête sur le 11/9.

Autre preuve contre la CIA et l’administration américaine : Mohammed Atta, à partir du mois de mai 2000 (au moins), était sous la surveillance de la CIA en Allemagne, d’après la Commission d’enquête sur le 11/9, du fait qu’il était accusé depuis 1985 pour des attentats contre Israël, mais aussi parce qu’il avait été surpris à Francfort en train d’acheter de grandes quantités de produits chimiques utilisables pour la confection d’une bombe (The Observer, 30 septembre 2001). Les services secrets égyptiens ont enquêté sur son compte et son téléphone cellulaire était sur écoute. En novembre 1999, Mohammed Atta a quitté Hambourg pour se rendre à Karachi (Pakistan), puis à Kandahar. Là, il a rencontré Oussama Ben Laden et le Cheick Omar Saeed (d’après la revue spécialisée en questions de sécurité intérieure GlobalSecurity.org, chapitre « Mouvements de Mohammed Atta »). Après juin 2000, les USA ont continué à surveiller Atta, et ont intercepté ses conversations avec Khalid Cheikh Mohammed, considéré comme le cerveau des attentats, qui vivait au Pakistan.

Il existe aussi un autre élément accablant pour la CIA qui prouve qu’elle était parfaitement au courant des étranges voyages d’Atta entre les États-Unis et l’Europe ou à l’intérieur des États-Unis, il s’agit du document déclassifié envoyé par l’Agence à George W. Bush (intitulé President Daily Brief – rapport quotidien pour le président). Ce document daté du 6 août 2001, dit que « Ben Laden [est] déterminé à frapper aux USA. » Et il continue : « des rapports provenant de sources clandestines, de gouvernements étrangers et de certains médias indiquent que depuis 1997, Ben Laden cherche à perpétrer des attentats terroristes aux États-Unis. Ben Laden explique, lors d’interviews accordées en 1997 et 1998 à des chaines US, que ses partisans étaient prêts à suivre l’exemple du terroriste à la bombe du World Trade Center (en 1993), Ramzi Youssef, et voulaient « porter le combat aux Etats-Unis. »

Selon un service secret étranger, après les frappes américaines de missiles contre sa base en Afghanistan en 1998, Ben Laden a dit à ses partisans qu’il voulait organiser des représailles contre Washington. Dans le même temps, un agent opérationnel égyptien du Djihad islamique révélait à un agent d’un service secret étranger que Ben Laden avait l’intention de profiter de l’accès de cet agent opérationnel aux États-Unis pour y organiser un attentat terroriste…

Une source clandestine a affirmé en 1998 qu’une cellule de Ben Laden à New York était en train de recruter de jeunes musulmans américains en vue de commettre des attentats.

Ce document démontre que la CIA, le FBI, ainsi que le président Bush, connaissaient dès le 6 août 2001 celui qui avait cet accès opérationnel : Mohammed Atta. Personne d’autre que lui n’a bénéficié d’un tel accès au territoire des États-Unis. Pourtant, ni la CIA, ni le FBI, ni Bush n’ont fait quoi que ce soit pour l’arrêter.

En Italie, j’ai recueilli des preuves selon lesquelles quoi la guerre en Irak a été décidée par le gouvernement des USA bien avant les attentats du 11/9 avec l’aide des services secrets italiens.

D’après Michel Chossudovsky, les attentats du 11/9 ont été utilisés comme prétexte pour déclencher la guerre, avec en toile de fond toutes les années au cours desquelles la CIA a créé et soutenu les réseaux terroristes connus aujourd’hui sous le nom d’al-Qaïda. Le risque existe désormais d’une nouvelle guerre préventive contre l’Iran de la part des États-Unis. Cela pourrait avoir des conséquences terribles pour l’ensemble des citoyens du monde, et pourrait même détruire une partie de l’humanité.

L’unique possibilité pour que justice soit faite est de présenter les meilleures preuves relatives à l’implication de certains individus dans les événements du 11/9 au procureur de la Cour pénale internationale de La Haye, en lui demandant d’enquêter sur la base des articles 12, 13, 15 et 17, lettre A et B, des statuts de la Cour pénale internationale, en lui rappelant également le préambule des statuts (http://untreaty.un.org/cod/icc/statute/french/rome_statute(f).pdf)

Reconnaissant que des crimes d’une telle gravité menacent la paix, la sécurité et le bien-être du monde,
Affirmant que les crimes les plus graves qui touchent l’ensemble de la communauté internationale ne sauraient rester impunis et que leur répression doit être effectivement assurée par des mesures prises dans le cadre national et par le renforcement de la coopération internationale,
Déterminés à mettre un terme à l’impunité des auteurs de ces crimes et à concourir ainsi à la prévention de nouveaux crimes,
Rappelant qu’il est du devoir de chaque État de soumettre à sa juridiction criminelle les responsables de crimes internationaux…

Ferdinando Imposimato
Président honoraire adjoint de la Cour Suprême de Cassation, et ancien sénateur et député. Il a longtemps fait partie de la Commission antimafia des deux chambres. En tant que magistrat, il a instruit quelques-uns des plus retentissants procès sur le terrorisme (l’affaire Aldo Moro, l’attentat pour le Pape Jean-Paul II, l’affaire Bachelet). Il a découvert la « piste bulgare » et d’autres connexions terroristes internationales. On ne compte plus ses procès contre la mafia et la camorra. Il a, entre autres, instruit le dossier « Michele Sindona » et le procès de la « Bande de la Magliana. » Il est l’auteur ou coauteur de 7 livres sur le terrorisme international, la corruption de l’État, et sur des questions connexes, sans oublier sa distinction comme Grand Officier de l’Ordre du mérite de la République italienne