vendredi, 28 janvier 2011

Un représentant de l’ONU pour les droits de l’homme affirme que le 11-Septembre fut un complot américain

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Un représentant des Nations unies pour les droits de l’homme a fait l’objet de critiques pour avoir déclaré que le gouvernement US aurait pu orchestrer les attentats terroristes du 11-Septembre.

Richard Falk, un professeur à la retraite de l’université de Princeton a écrit sur son blog qu’il y avait eu un « camouflage apparent » de la part des autorités américaines.

Il a ajouté que la plupart des médias "refusaient d’admettre les doutes plus que fondés à propos de la version officielle des événements" du 11/9, malgré toutes les "omissions et les contradictions qu’elle contient."

Et il a décrit David Ray Griffin, un théoricien de la conspiration et membre éminent de ce qu’on appelle le "Mouvement pour la Vérité sur le 11-9" (911 Truth Movement), comme un "universitaire d’une grande intégrité" dont le livre sur ce sujet "fait autorité".

Ban Ki-Moon, le Secrétaire général de l’ONU, a qualifié ce commentaire d’"absurde" et constituant un "affront pour la mémoire de plus de 3000 personnes qui sont décédées dans cette tragique attaque."

M. Ban Ki-Moon a expliqué qu’il n’était cependant pas de son ressort de décider si le professeur Falk, qui travaille pour l’ONU en tant que rapporteur spécial sur les atteintes aux droits humains dans les Territoires palestiniens, devait oui on non être limogé par les Nations unies.

Vijay Nambiar, le chef de cabinet de M. Ban Ki-Moon, a expliqué que la décision revenait au Conseil des droits de l’homme, un organisme regroupant 47 nations, basée à Genève en Suisse, et qui fut créée par l’ONU en 2006.

UN Watch, un groupe de pression qui surveille l’organisation, a appeler au limogeage du Prof. Falk. Hilel Neuer, directeur exécutif de ce groupe, a parlé de lui comme d’un « provocateur en série sans aucune crédibilité. »

Cette affaire survient au moment où le nouveau Congrès US à majorité républicaine ouvre une enquête sur les "problèmes urgents" concernant la contribution des USA aux Nations unies, qui inclut sa participation au Conseil des droits de l’homme.

Ileana Ros-Lehtinen, la présidente de la Commission parlementaire des Affaires étrangères, a indiqué hier (mardi) lors de son premier discours sur le sujet, qu’elle demandait à Obama de retirer les USA de ce Conseil.

Elle a plaidé pour que soient « coupés tous les financement US allant à ce monstre, » qu’elle a décrit comme "une galerie de fripouilles" [travaillant pour] des "États parias."


John Swaine
The Telegraph, le 25 janvier 2011
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A NOTER : la réponse de David Ray Griffin à cet article sur 911Blogger :

En effet les commentaires de Richard Falk sont “absurdes” sauf pour ce qui concerne l’énorme quantité d’indices à l’appui de ces commentaires. Il est regrettable que le Secrétaire général choisisse de simplement « condamner » les commentaires de Falk plutôt que d’utiliser les ressources des Nations unies pour enquêter sur les indices pertinents. Il est certain qu’une telle enquête est justifiée par le fait que la version officielle sur le 11-Septembre est rejetée par plus d’une douzaine d’organisations professionnelles, dont celle des Architectes et Ingénieurs pour la vérité sur le 11-Septembre, les Juristes, les Professionnels de la médecine, les Pilotes, les Leaders politiques, les Officiers de l’armée, les Officiers du Renseignement… pour la vérité sur le 11/9. Étant donné que le récit officiel sur le 11-Septembre est désormais rejeté par l’ensemble des professionnels qui sont indépendants (du gouvernement US) et qui ont examiné les preuves, c’est [au contraire] la version officielle qui est « absurde » et non les commentaires de M. Falk.

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Traduction de l’article complet de Richard Falk
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S’interroger sur les meurtres d’Arizona avec du recul


Richard Falk,auteur de The Great Terror War, est professeur émérite de droit international à l’université de Princeton, et président de la Nuclear Age Peace Foundation [Fondation pour la paix à l’âge du nucléaire]. Le 26 mars 2008, M. Richard Falk a été élu à l’unanimité et pour 6 ans au poste nouvellement créé de Rapporteur sur les droits de l’homme dans le conflit entre Israël et les Arabes palestiniens. Depuis les attentats de 2001, M. Falk, spécialiste des droits de l’homme et du droit international, a consacré une partie de son temps à contester la "version officielle du 11/9".

J’ai passé un an en Suède quelques années après l’assassinat en 1986 d’Olof Palme, le controversé ex-Premier ministre du pays qui au moment de sa mort, était membre du cabinet suédois. Il a été assassiné alors qu’il revenait avec sa femme vers leur appartement dans la partie historique de la ville, après avoir assisté à la projection d’un film non loin de là. Cela a été un événement choquant dans une Suède qui s’était flattée de sa propre modération politique et de sa capacité à éviter toute implication dans les guerres du XXe siècle. Un paumé local, avec des antécédents d’alcoolisme, a été accusé et reconnu coupable du crime, mais de nombreux doutes persistent, notamment chez Mme Palme qui fait l’analogie entre sa situation à celle de Coretta King qui n’a jamais cru à la version officielle de la mort de son mari martyr.

J’avais porté un intérêt particulier à cet événement national traumatique, car ma venue en Suède faisait suite à une invitation sur une bourse "professeur Olof Palme", un poste tournant académique décerné chaque année à un chercheur étranger – la position avait été créée par le Parlement suédois en mémoire de son ancien chef. (Après que le Parti social-démocrate a perdu le contrôle politique en Suède, cette chaire a été immédiatement supprimée, en partie parce que Palme était haï des Conservateurs, et en partie en raison d’une aversion néolibérale pour le soutien public de telles activités.)

Au cours de mon année de voyage en Suède j’ai souvent demandé à ceux que je rencontrais quel était leur point de vue sur l’assassinat (de Palme), et j’ai découvert que les réponses à mes questions m’en disaient plus sur eux que sur l’événement lui-même. Certaines personnes pensaient que c’était l’œuvre d’une faction dissidente des forces de sécurité suédoises, longtemps irritée par les politiques neutralistes de Palme, d’autres, que c’était le fruit du ressentiment causé par l’organisation présumée par Palme de ventes d’armes suédoises aux deux parties dans la guerre Iran-Irak des années 1980, d’autres encore estimaient que c’était la CIA qui se vengeait [ainsi] du neutralisme de Palme pendant la guerre froide, ou que [cet assassinat] pouvait avoir été commandité par des magnats des affaires, mécontents de payer des impôts élevés permettant le maintien de la version suédoise maximaliste d’un État-providence, et les théories ne s’arrêtent pas là. Mais le point commun à toutes ces explications est l’absence de preuves permettant de combler les blancs. Ce que les gens voyaient dans ces événements découlait plus de leur vision du monde que des faits eux-mêmes – une méfiance vis-à-vis de l’Etat, notamment de ses opérations secrètes, ou une forte conviction que des intérêts particuliers cachés étaient à l’origine de tels événements.

D’une certaine manière, ce processus de réflexion est naturel, voire inévitable, mais il conduit à des conclusions erronées. Nous avons tendance à traiter l’information dans le contexte de notre vision générale du monde, et de ce que nous en comprenons, et cela constitue en permanence un moyen efficace de faire face à la complexité du monde, compte tenu de notre manque de temps ou de notre inclination à tirer des conclusions au moyen d’une enquête indépendante. Le problème apparaît lorsque nous confondons cette façon d’interpréter notre expérience, et la tentation de fournir une explication à un événement public dont l’interprétation est contestée. Il y a, bien sûr, des complots visant à promouvoir des objectifs non reconnus, qui bénéficient de la protection du gouvernement. Nous n’avons pas besoin de Wikileaks pour nous rappeller qu’il ne faut pas faire confiance aux gouvernements, y compris au nôtre, ou à d’autres qui semblent à bien des égards être démocratiques et respectueux des lois. Et nous devons aussi savoir que les gouvernements (ab)usent de leur autorité pour traiter les affaires étranges comme une question de secrets d’Etat, et pour criminaliser ceux qui sont assez courageux pour croire que les citoyens doivent connaître les crimes que leurs gouvernements commettent avec leur confiance et l’argent de leurs impôts.

Les arguments tournant autour des attentats du 11/9 sont emblématiques de ces questions. Ce qui alimente les soupçons de conspiration, c’est la réticence à répondre à ce genre de lacunes maladroites et à ces contradictions dans les explications officielles, que David Ray Griffin (et d’autres chercheurs reconnus d’une grande intégrité) a étudié livre après livre, à commencer par son ouvrage qui fait autorité: "Le Nouveau Pearl Harbour" publié en 2004 (mis à jour en 2008).

Ce qui est encore plus navrant que la dissimulation apparente, c’est le silence étrange des principaux médias qui refusent de reconnaître les doutes pourtant justifiés quant à la version officielle des événements: une opération d’al-Qaïda sans connaissance préalable de la part des fonctionnaires du gouvernement (américain). Ce silence est-il dû à la peur, à la cooptation, ou bien est-ce le filtre encore plus gênant d’une auto-censure ?

Quoi qu’il en soit, le résultat est le dépérissement d’une citoyenneté participative et l’érosion d’un gouvernement constitutionnel légitime. Les formes subsistent, mais le contenu en est absent.

Cela m’amène à cette fusillade en Arizona qui a frappé des personnes apparemment visées en raison de leurs opinions politiques, ainsi que des gens pris au hasard, qui pour une raison ou une autre se trouvaient là, à assister à un rassemblement politique organisé par une membre du Congrès devant un supermarché de Tucson.

Comme pour l’assassinat de Palme, les réponses expéditives qui reviennent avec le plus de véhémence sont celles provenant des flancs situés aux extrêmes du spectre politique, qui tous deux se basent sur des présupposés plutôt que d’attendre les faits avérés.

D’un côté, on trouve ceux qui disent que le discours de haine de la droite et son penchant pour les armes sont clairement responsables, mais de l’autre, les ultraconservateurs du Tea Party et leurs amis réaffirment leur droit à la liberté d’expression, et nient tout lien entre leurs discours de dénonciation de leurs adversaires politiques et les actes de violence d’un individu dérangé agissant apparemment de son propre chef. Si nous voulons être responsables dans nos appréciations, nous devons taire nos penchants politiques, et attendre les preuves.

Rappelons-nous que ce qui semble le plus inquiétant au sujet de la controverse sur le 11-Septembre est l’aversion généralisée du gouvernement et des médias envers les éléments de preuve qui suggèrent, c’est le moins qu’on puisse dire, la nécessité d’ouvrir une enquête indépendante pouvant être menée sans entraves.

Une telle enquête contrasterait avec celle de la "Comission du 11/9" qui a été conduite dans des limites parfaitement définies. La chose troublante au sujet des événements de l’ Arizona fut de voir ces deux camps rivaux se ruer sur des conclusions sans se soucier des faits. Une telle irresponsabilité publique polarise les discours politiques, et rend impossibles toute discussion et tout débat sérieux.

Il y a une autre question soulevée, avec une candeur et une innocence typique, par le réalisateur Michael Moore. Si un groupe musulman avait publié une liste de vingt dirigeants politiques de ce pays, et mis la croix d’un viseur de fusil derrière leurs photos, peut-on douter un instant que les événements Arizona auraient été traités comme résultant d’un acte de terrorisme, et le groupe qui avait sélectionné ces objectifs aurait été immédiatement mis hors la loi en tant qu’organisation terroriste ? Beaucoup d’entre nous, moi y compris, espérions vivement, après avoir entendu les nouvelles concernant cette fusillade, que l’auteur de cette violence n’était ni musulman ni hispanique, en particulier un immigrant illégal. Pourquoi ? Parce que nous craignions à juste titre la terrible réaction qui aurait probablement été celle de Glenn Beck, Rush Limbaugh, Bill O’Reilly, Sarah Palin, et de leurs légions d’alliés. Maintenant que l’auteur est apparemment un jeune Américain blanc, le discours des semeurs de haine, insouciants des faits, est de l’ordre du trouble mental et de la sociopathie. C’est une approche datant d’avant les "Lumières", basée sur la foi.

Que devons-nous tirer de tout cela? Qu’il ne faut pas interpréter sans preuve. Ne vous détournez pas dès que les mots "théorie du complot" sont prononcés, en particulier si les faits ne pointent pas dans la direction que les détenteurs du pouvoir veulent nous faire accroire. Ne liez pas une faute personnelle, si horrible soit-elle, à des identités religieuses ou ethniques. Nous périrons en tant qu’espèce si nous n’apprenons pas rapidement à mieux vivre ensemble sur notre planète, belle, globale et fragilisée.
Richard Falk
11 janvier 2011, http://richardfalk.wordpress.com