samedi, 11 décembre 2010

Les “lanceurs d’alertes” des Pentagon Papers appellent à une nouvelle enquête sur le 11/9

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Les "whistleblowers" (lanceurs d’alertes) Daniel Ellsberg et Mike Gravel



Les principaux protagonistes de l’affaire dite des « Pentagon Papers » (documents du Pentagone) furent Daniel Ellsberg et le sénateur Mike Gravel.

Ellsberg est évidemment cet ancien analyste militaire et fameux «Whistleblowers » (lanceur d’alerte) qui extirpa clandestinement les "Pentagon Papers" de la Rand Corporation.

Le Sénateur Gravel est celui qui fit part de ces Pentagon Papers devant le Congrès. Cet acte rendit les documents publics si bien qu’ils ne purent être censurés par le gouvernement.

Ellsberg et Gravel reçoivent actuellement toute l’attention des médias à cause de leur soutien à Wikileaks.

Cependant, Ellsberg et Gravel n’ont pas reçu la même attention lorsqu’ils en appelaient à une nouvelle enquête sur le 11 septembre 2001.

Ellsberg explique que le cas de certains lanceurs d’alertes est « bien plus explosif que l’affaire des Pentagon Papers. »
Il affirme que le gouvernement interdit aux médias de relayer les déclarations [de ce lanceur d'alerte] sur le 11-Septembre.

Et il dit aussi que certaines de ses déclarations relatives à l’implication du gouvernement dans le 11-Septembre sont crédibles, que « des questions extrêmement sérieuses ont été soulevées à propos de ce qu’ils [des officiels du gouvernement US] savaient avant [les attentats] » et « jusqu’à quel point ils ont pu être impliqués, » que la conception du 11/9 serait humainement et psychologiquement dans les cordes de certains bureaucrates, et qu’il y a suffisamment d’indices pour justifier une nouvelle et impitoyable enquête sur le 11-Septembre avec témoignages et assignations à comparaitre à l’appui (voir ici et ici).

Le sénateur Mike Gravel soutient depuis longtemps la demande d’une nouvelle enquête sur le 11/9. Gravel a déclaré cette semaine au Daily Caller :

Des individus à l’intérieur et à l’extérieur du gouvernement ont certainement collaboré à cet acte odieux avec les exécutants bien connus. Le récit présenté par le gouvernement prête fortement à caution. Évidemment, un événement qui a déclenché trois guerres, en Afghanistan, en Irak et la guerre permanente contre la Terreur, devrait faire l’objet d’une investigation fouillée, ce qui n’a pas été le cas et qui a même été soigneusement évité par le gouvernement. D’autres Whistleblowers ont signalé également une opération de dissimulation.

Par exemple, le colonel de l’Air Force et officiel de haut rang du Pentagone Karen Kwiatkowski – qui a signalé (whistle) la tentative de l’administration Bush de fabriquer de toutes pièces de faux renseignements sur les armes irakiennes de destructions massives, a écrit (page 26) :

Certains reporters m’ont dit qu’ils n’allaient pas relayer leurs propres informations et leurs évaluations qui contredisent la version officielle sur le 11/9, car le fait de questionner l’histoire gouvernementale sur le 11-Septembre revient à remettre en cause les fondements mêmes de nos croyances modernes vis-à-vis de ceux qui nous gouvernent, de notre pays, et de notre mode de vie. Être accusé de remettre en cause ces fondamentaux va bien au-delà du fait d’être qualifié de pauvre conspirationniste mécontent ou de traitre au gouvernement, ou de voir sa carrière être marginalisée par le milieu académique, d’administration ou le milieu littéraire. La question de la version officielle sur le 11/9 est simplement et fondamentalement révolutionnaire. En ce sens, bien sûr, l’histoire officielle est aussi simplement et fondamentalement américaine.

De fait, Ellsberg et Gravel rejoignent une longue liste d’officiels de haut rang travaillant pour le gouvernement ou les services de renseignement – y compris de nombreux lanceurs d’alertes bien connus – qui ont exigé publiquement une nouvelle enquête [sur le 11-Septembre].

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Egger Ph.