"Le mensonge et la crédulité s'accouplent et engendrent l'Opinion" Paul Valéry

lundi, 4 octobre 2010

11 Septembre : L’étrange exercice du National Reconnaissance Office (NRO)

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Le 11 septembre 2001 serait-il réellement la "mère de toutes les coïncidences" comme l’écrivait récemment le journaliste du New York Times Eric Margolis ? En tout cas dans la liste des coïncidences qu’il énumérait sur son site ne figurent pas celles décrites dans cet article paru dans le magazine Nexus. Nous y (re)découvrons les invraisemblables hasards qui ont voulu que des exercices d’entraînement, non seulement aient lieu le jour même des attentats, mais en copient quasi fidèlement le scénario et la chronologie. Ainsi, le National Reconnaissance Office (NRO), organisait-il le matin même du 11 septembre 2001, un exercice simulant un crash d’avion civil sur un bâtiment fédéral. Ces informations sont désormais publiques après leur diffusion par le site History Commons et la divulgation de certains documents de la Commission sur le 11/9 en août 2009. Même le plus convaincu des défenseurs de la version officielle, devrait admettre que tout ceci est difficile à mettre sur le seul compte de la malchance et du hasard. A vous de juger.




Du 11 septembre 2001 aux attentats de Londres et Madrid, toutes les actions terroristes conduites contre le monde occidental ces 10 dernières années sont attribuées à Al-Qaïda, une paternité peu contestée par la presse alignée et les responsables politiques.

La concomitance de manœuvres militaires, parallèles tant sur le plan chronologique qu’opérationnel aux événements meurtriers qui frappaient, dans le monde réel, les populations civiles, est une caractéristique commune aux attentats perpétrés en territoire anglo-saxon. Coïncidences fortuites, infiltration des services de renseignements américains et anglais par Al-Qaïda ou couverture d’agents opératifs engagés dans des opérations sous faux pavillon, l’interprétation de ces étranges concordances, souvent ignorées du grand public, reste ouverte.

Les documents relatifs à ces exercices militaires et civils demeureront sans doute classifiés durant plusieurs décennies. Les chercheurs disposent toutefois concernant les attentats du 11/09/2001 d’une importante source d’informations : les documents de travail de la Commission Kean/Hamilton déposés fin 2004 aux archives nationales. Découvert et mis en ligne le 16 août 2009 sur le site History Commons, le résumé d’un exercice conduit par le National Reconnaissance Office, l’organisme en charge de la conception, de la fabrication et du contrôle des satellites-espions américains, "les yeux de l’Amérique", jette une lumière nouvelle sur l’attentat du Pentagone.

1. Londres, 7 juillet 2005

Le 7/07/2005, trois bombes explosaient simultanément dans le métro londonien, suivies 45 minutes plus tard, à 9H47, par la détonation d’une charge de forte puissance dans un bus à impériale.

Bilan 56 morts, 700 blessés.

Alors que les secours s’affairaient toujours autour des débris, Peter Power, président fondateur de Visor Consultants, commettait cette déclaration proprement hallucinante au micro de la BBC5 :

"A 9H30 ce matin, nous conduisions un exercice pour une société qui compte plus de mille personnes à Londres, exercice basé sur des bombes synchronisées et explosant précisément dans les stations de métro où cela s’est produit ce matin. J’en ai encore la chair de poule … nous avions planifié cela pour une société dont, pour des raisons évidentes, je ne communiquerai pas le nom, mais ils écoutent cette émission et ils le savent."

A 20H20 le même jour, Monsieur Power confirmera l’information sur la chaîne d’information ITV, ajoutant que le scénario de la simulation, décidé en accord avec la société privée commanditaire, fut choisi en raison de la forte concentration de banques américaines et israélites dans les quartiers frappés.

Ni les minutes de cette simulation, ni le nom de l’entreprise commanditaire n’ont à ce jour été rendus publics. Les exercices militaires en cours sur le territoire américain le matin du 11 septembre 2001 sont en revanche mieux documentés.

2. New York, 11 septembre 2001

Tandis que Mohammed Atta, Marwan Al-Shehhi, Ani Anjour, et Ziad Jarrah s’apprêtaient à prendre les commandes des vols 11, 175, 77 et 93, et à mourir en martyrs dans ce qui demeurera l’opération terroriste conventionnelle la plus importante de l’histoire contemporaine, une activité fébrile se déployait dans les états-majors civils et militaires des principaux organismes de sécurité étasuniens, du NORAD à la FEMA, en passant par le WTC7 et les environs du Pentagone.

A 6H47 le 11/09/2001, le système anti-incendie du World Trade Center 7, le troisième bâtiment effondré le 11 septembre 2001 à 17H20, était placé en veille pour une période de 8 heures dans le cadre "d’une procédure de maintenance normale". Cette désactivation contraindra les enquêteurs de la FEMA et du NIST, chargés d’établir les causes de l’effondrement de cette tour de 47 étages, à ne recourir qu’aux seules déclarations des témoins oculaires pour établir l’ampleur et la localisation des incendies censément à l’origine de cet événement unique dans l’histoire de l’architecture.

Le WTC7 abritait, aux côtés d’une antenne locale de la CIA, d’un centre d’archivage de la Security & Exchange Commission (équivalent de l’AMF française) et du Secret Service, l’Office of Emergency Management (OEM) de la ville de New York qui remplissait deux missions essentielles : d’une part, le contrôle des communications des services de sécurité et de secours (pompiers et police), et d’autre part, la planification et l’exécution d’exercices pour améliorer la réaction des services d’urgence face aux situations de crise, notamment les actes terroristes.

Et précisément, le 11 septembre 2001, les équipes de la FEMA, l’agence fédérale de réponse aux situations d’urgence, se préparaient pour Tripod II, une simulation d’attaque bactériologique prévue pour le 12/09/2001 sur le quai 92, aux pieds des Tours Jumelles.

Auditionné complaisamment le 19 mai 2004 par la Commission d’enquête sur les attentats du 11/09/2001, Rudolph Giuliani évoquera les conséquences semble-t-il positives de Tripod II : "La raison pour laquelle le centre Pier 92 a été choisi, est que le jour suivant, le 12 septembre, devait se dérouler un exercice de simulation. Des centaines de personnes se trouvaient là-bas, de la FEMA, du gouvernement fédéral, (…) et tous s’apprêtaient à participer à une simulation d’attaque biologique. C’était précisément l’endroit où devait avoir lieu l’exercice. Les équipements étaient déjà en place, et cela nous a permis d’y installer en quelques jours un centre de commandement … ".

Mais les exercices et wargames se déroulaient aussi dans les airs.

Le NEADS, la branche du NORAD responsable de la surveillance et de la défense du secteur nord-est de l’espace aérien où se produisirent les quatre détournements, était saturé par de nombreux wargames. Global Guardian, Vigilant Guardian, Northern Vigilance, Amalgam Warrior… cette liste non exhaustive des jeux de guerre en cours dans le ciel américain explique la confusion régnant dans les centres de contrôle de la FAA et du NORAD. Lorsque les contrôleurs aériens de Boston rapporteront le 1er détournement aux autorités militaires compétentes et demanderont l’intervention des intercepteurs, les personnels du NEADS penseront que ces appels de détresse participaient à des simulations.

Ben Laden et ses troupes ont-ils planifié l’attaque des Tours Jumelles en prenant en compte le calendrier des jeux de guerre de l’Air Force ? Une hypothèse qui ne peut être balayée d’un revers de main. Peu investigués par la Commission d’enquête présidentielle sur les attentats du 11/09/2001, ces wargames conservent aujourd’hui encore une certaine part de mystère.

Accessibles à la plupart des officiers lorsque leur classification n’excède pas "Confidentielle", leurs dates et leurs dénominations circulent souvent des mois à l’avance dans le domaine public, comme le prouve l’annonce publiée en page 2 du journal Space Observer le 23 mars 2001 (voir "documents associés" à la fin de l’article). Global Guardian y est annoncé parmi les priorités de la 21st Wing Force pour le mois d’octobre, et le caractère routinier de ce wargame annuel, opportunément déplacé à la seconde semaine de septembre 2001 dans les 6 mois qui précédèrent les attaques, n’enlève rien aux questions légitimes soulevées par le courant sceptique, notamment quant aux conséquences de ces exercices sur la réactivité des systèmes de défense militaires et civils.

Les informations parcellaires aujourd’hui disponibles ne permettent pas de trancher ce sujet difficile. La déclassification des archives du NORAD et du Département de la Défense apportera certainement dans 20 ou 40 ans de nouveaux éléments de réponse, à défaut de certitude.

Quoi qu’il en soit, des nombreux wargames en cours le 11/09/2001, il en est un que les partisans de la version officielle auront désormais quelques difficultés à ranger dans la catégorie des coïncidences fortuites.

3. NRO Drill : lorsqu’une attaque virtuelle croise le monde réel





A 40 kilomètres du Pentagone, le National Reconnaissance Office (NRO) conduisait le 11 septembre 2001 "un exercice destiné à explorer les réponses aux situations d’urgence créées par un avion frappant un bâtiment."

Le NRO est une agence fédérale en charge de la conception, de la fabrication et de la gestion des satellites-espions en orbite autour de la terre (cf. nro website). Basée à Chantilly, en Virginie, elle est considérée comme l’une des agences les plus secrètes de la galaxie du renseignement américain. Et pourtant….

Le 6 août 2002, le National Law Enforcement and Security Institute (NLESI) divulgua le NRO Drill du 11/09 dans un communiqué annonçant la participation de John Fulton, responsable de la division exercice et wargames de l’agence, à la conférence "Homeland Security : America’s Leadership Challenge". L’information fut immédiatement reprise par plusieurs agences de presse, AP, BG, UPI, qui loin de creuser l’affaire, se contentèrent d’enquêtes superficielles et des propos rassurants du porte-parole du NRO, Art Haubold. Dès lors, les mêmes informations tourneront en boucle sous la plume des partisans de la version officielle et des sceptiques, sept années durant.

Le NRO Drill consistait à tester la réaction des personnels et les procédures d’évacuation des bâtiments en simulant le crash accidentel d’un petit appareil sur l’une des quatre tours du siège de l’agence, le 11 septembre 2001. L’exercice ne participait pas du contre-terrorisme, le crash résultant d’un problème technique et non d’un détournement ou d’un acte de terrorisme. Les issues principales des bâtiments devaient être condamnées pour forcer les employés à trouver d’autres voies de sortie.

L’exercice planifié n’aurait finalement pas été exécuté et le siège du NRO évacué, "à l’exception des personnels indispensables".

Cependant, la découverte en juillet-août 2009 d’un document de travail de la Commission Kean/Hamilton intitulé "Early Morning Flight Activity" a permis de préciser 2 éléments fondamentaux de la simulation dirigée par John Fulton, inconnus de la presse et du grand public : d’une part, la chronologie précise de l’exercice, et d’autre part, l’utilisation d’un générateur de fumée pour simuler la combustion du carburéacteur.

De la disparition du Vol 77 des écrans de contrôle à 8H56, jusqu’à l’apparition d’un écho radar non identifié à 9H32, chaque événement majeur du détournement du Vol 77 trouve son pendant dans la simulation du NRO. Les responsables de la division Wargames, sous la direction de John Fulton, ont même anticipé l’heure exacte à laquelle les gicleurs entreraient en action…

Avant que ces détails ne soient connus, plusieurs auteurs avaient émis l’hypothèse que l’objet principal du NRO Drill était d’aveugler l’agence la mieux armée pour documenter une attaque aérienne, peut-être dirigée depuis l’espace (Tarpley, La terreur Fabriquée). La réponse des partisans de la version officielle tenait en deux points : l’infiltration des services de renseignements américains par Al-Qaïda ou la coïncidence fortuite.

La bataille d’experts quant à la taille du point d’impact et l’absence de débris facilement identifiables sur la pelouse du Pentagone pourrait être aujourd’hui relancée, voire tranchée.

Dès 2002 en effet, plusieurs auteurs soulignèrent que les incendies et les volutes de fumée émanant du bâtiment n’étaient pas cohérents avec le crash d’un Boeing 757 bourré de carburéacteur. Si effectivement, les fumées du Pentagone sont de couleur blanc gris clair, un générateur de secours, à 8 mètres du mur d’enceinte diffusa dans les 20 minutes suivant l’impact allégué les fumées noires et grasses caractéristiques de la combustion des hydrocarbures.




Photo prise avant l’arrivée des pompiers, entre 9H37 et 9H42. Comparez la colonne d’hydrocarbure provenant du générateur à droite et les fumées émanant du bâtiment.



Les pompiers sont arrivés sur les lieux

Le générateur de la Wedge 1 en gros plan


L’ASCE estime à 20.000 litres la quantité de carburéacteur subsistant dans les ailes et le réservoir central du vol 77 au moment de l’impact.

N’étant ni balisticiens, ni spécialistes des incendies, nous avons soumis au capitaine M, formateur dans un Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) de l’ouest de la France, une série de photographies de l’attentat du Pentagone, en prenant soin de masquer autant qu’il était possible les éléments qui auraient pu permettre à ce pompier expérimenté de reconnaître la scène du crash. Le devoir de réserve auquel est soumis le capitaine M nous interdit de révéler son identité.

Sa première remarque porta sur les incendies de véhicules garés le long de la façade et la colonne de fumée en surplomb du générateur de secours.

"Difficile de déterminer la nature des incendies qui se propagent dans le bâtiment à proprement parler : vapeur d’eau, PVC, mousse…. Une chose est certaine, très peu d’hydrocarbure ou de ses dérivés s’y consument."

Après qu’il eût terminé sa description, nous l’interrogeâmes sur les 20.000 litres de kérosène prétendument embarqués par le vol 77.

"Une telle quantité d’hydrocarbure dispersée sur la façade, mélangée à de l’aluminium, du mobilier de bureau, du PVC, voire instantanément enflammée, serait reconnaissable à la forme et l’aspect des volutes de fumée. Le pouvoir fumigène du kérosène est considérable… sans parler des flammes que nous observerions."

Face à notre insistance, et averti des tenants et aboutissants de notre démarche, visiblement étonné par le récit officiel censé rendre compte des photos que nous lui présentions, le Capitaine M nous montra plusieurs scènes d’incendies, parmi lesquelles un exercice classique de formation à la lutte contre les feux d’hydrocarbure.



Exercice classique de lutte contre les incendies d’hydrocarbure. (environ 1000 litres de kérosène)


"Ne me dites pas qu’un Boeing 757 200 se consume là, avec son kérosène. Regardez ces photos. Ici un incendie d’environ 1000 litres de carburéacteur.

20 000 litres, même dispersés sur la pelouse ou la façade, voire enflammés instantanément à l’impact laisserait des traces reconnaissables.

L’énergie dégagée sur ce que vous appelez les anneaux E et C est minime, sans parler de ce trou parfaitement circulaire (NdA : trou de l’anneau C). Je ne suis pas du BEA, je ne ferais pas le travail de la police scientifique à partir de photographies, mais ce que je sais, c’est qu’il n’y a pas de kérosène en masse sur les photos que vous me montrez, à part cette remorque-citerne à droite"

"Les incendies américains sont vraiment bizarres"

C’est sur cette boutade que s’acheva notre entretien. Nous regrettons de ne pouvoir divulguer l’identité et les états de service du capitaine M. Les lecteurs suspicieux vérifieront aisément cette analyse en démarchant le SDIS de leur département, ou compareront les incendies du Pentagone avec ceux provoqués par le crash d’un petit avion de tourisme sur un bâtiment du FISC à Austin en février 2010.














Trois photographies des conséquences du crash d’un petit avion de tourisme sur un bâtiment fédéral à Austin au Texas, en février 2010

Demeure une question de bon sens : pourquoi les conspirateurs auraient-ils placé une réserve d’essence face au point d’impact puisque la manœuvre ne fait guère illusion sur les films et photos rapprochés.

Nous supposons qu’il s’agit d’un raté. Si le générateur avait explosé, aspergeant d’essence le mur d’enceinte et la pelouse, il aurait été impossible de distinguer l’attentat du Pentagone des autres crashs impliquant des appareils aéroportés.

L’attentat du Pentagone est-il le fruit d’un complot intérieur ? Beaucoup d’éléments militent en ce sens : les témoignages présentés dans le documentaire National Security Alert semblant démontrer que l’avion n’aurait pas frappé, mais survolé le bâtiment, la zone touchée qui abritait essentiellement des commissaires aux comptes et des analystes financiers, et enfin l’incroyable «coïncidence» du NRO drill. Une étude actuarielle de ce dernier permettrait d’élaguer certaines questions statistiques, notamment quant à la probabilité d’occurrence d’un tel croisement du virtuel et de la réalité.

Alexis Kropotkine


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